Dossier “Décolonisation”

POUR lance un “Dossier décolonisation” au sein duquel nous analyserons, durant plusieurs mois, le fonctionnement de nos sociétés occidentales sous le prisme décolonial. Chaque mercredi, nous vous proposerons un nouvel article ou vidéo qui participera à approfondir ce sujet plus que jamais d’actualité.


“Aujourd’hui, des femmes et des hommes noir.e.s meurent dans la rue, pour avoir simplement eu le malheur de ne pas être nés blanc.he.s. Qui sont les véritables assassins ? À qui est ce genou qui brise ces vies contre l’asphalte, leur coupant le souffle jusqu’à ce que l’air manque dans leurs poumons, jusqu’à ce que le seul son qui émane de leurs lèvres soit « Je ne peux plus respirer » ? “


“Et pendant que Léopold déniche encore quelques financements de sociétés missionnaires ; Stanley se met à acheter des terres, autant de terres qu’il peut. On n’a jamais vu ça ! Il fait signer des tas de papelards à des chefs africains qui n’y comprennent rien. Tenez ! Signez ! C’est pour le grand polichinelle ! Vendez pour trois perles votre terre, et votre force de travail pour cinq rouleaux de calicots ! Et les rois signent, et s’ils ne signent pas, on les zigouille.”


“C’est à partir du XVIIIe siècle que Spartacus fut érigé en modèle de la lutte des opprimés. Par les anti-esclavagistes comme l’Abbé Raynal (1713-1796), et plus encore après la Révolution et l’insurrection des esclaves de Saint-Domingue. Lors de la 1ère Guerre mondiale, les leaders de l’aile gauche du Parti social-démocrate allemand (SPD), Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht, hostiles à la guerre à l’opposé de la direction du Parti, fondèrent une Ligue Spartakiste.”


“La révolte des Zanj « sonna le glas de l’exploitation massive de la main d’œuvre noire dans le monde arabe. Il faudra attendre le XIXe siècle pour voir réapparaître, en pays musulman, l’esclavage productif dans les plantations de Zanzibar dont les produits (clous de girofle, noix de coco) allaient d’ailleurs, en partie, vers les marchés occidentaux » “


“Entre 1550 et 1850, de 4 à 5 millions d’Africains furent emmenés comme esclaves au Brésil. C’est-à-dire 40% du volume total de la traite transatlantique, qui fit de de Rio-de-Janeiro une ville dont 38% de la population était composée d’esclaves. 75% d’entre eux étaient nés en Afrique 


“Il est une phrase que nous n’avons eu de cesse d’entendre ânonner inlassablement jusqu’à ce que sa logique viciée pénètre nos synapses perturbés. Non, les hommes, femmes, enfants tombé.es sous le joug de l’esclavage ne sont pas restés bras croisés. Ils et elles n’ont pas accepté leur sort avec l’indolence qu’on leur prétend. Leurs luttes sont pléthores, leurs armées discrètes, leurs victoires silencieuses, encore aujourd’hui. L’heure est venue d’éclairer leur combat qui n’a jamais cessé d’être légitime.


“Moins de 15 ans après que Christophe Colomb l’ait découverte, une première révolte d’esclaves secouait l’île d’Hispaniola, en 1506. Il est vrai que dans le demi-siècle qui suivit l’arrivée des Espagnols, la population amérindienne indigène des Taïnos allait disparaître : sur les 400.000 Tainos vivant initialement sur l’île, seuls 60.000 étaient toujours en vie en 1508 et seulement quelques douzaines en 1535.

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