Le mois de JUILLET de Reporterre

Chaque mois, POUR vous présente une sélection d’articles du magazine écologiste en ligne français Reporterre.net.
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 ARTICLE 1 

« La guerre la plus meurtrière après la Seconde Guerre mondiale est en cours » – et personne n’en parle

La guerre se cache derrière les voitures électriques, les ordinateurs et les téléphones, explique David Maenda Kithoko dans cet entretien. Une exploitation sanglante des ressources du Sud, dénonce cet enseignant et militant.

Il a vécu une enfance heureuse mais courte au bord du lac Tanganyka, en République démocratique du Congo (RDC) avant que les balles et la guerre fassent fuir la famille vers le Rwanda. Là, la répression l’a obligé à fuir encore, conduisant l’adolescent et les siens vers Mayotte, où sa famille s’est heurtée au racisme. Avant de découvrir la France métropolitaine — et la vie dans la rue, parce qu’il n’y avait pas d’asile.

Ce parcours, c’est celui de David Maenda Kithoko, un parcours d’exil comme des milliers d’autres. Une histoire, aussi, comme on en entend peu. Mais David a forcé le destin, il a fait des études, il a réussi Sciences Po Lyon, et enseigne maintenant à l’université Lyon II et travaille dans une société d’économie sociale et solidaire. Il anime aussi Génération lumière, une association qui se bat pour faire reconnaître le poids des mines dans les guerres, et notamment en RDC.

Car derrière chaque téléphone, chaque ordinateur, chaque voiture électrique il y a des parcelles de métaux, du cobalt, du coltan du cuivre, et derrière les métaux, il y a du sang, la guerre, les morts, la misère. C’est ce que nous explique David Maenda Kithoko dans cet entretien, où il ouvre la voie d’un monde où la sobriété conduirait à la paix et à des liens renouvelés entre humains.

 

 ARTICLE 2 

Sensibilité animale : travaillons à ôter nos œillères !

Les chats sont-ils si individualistes qu’on le pense ? La mémoire des rats marche-t-elle comme la nôtre ? À l’occasion des cinquante ans de l’article L214, voici deux livres et un podcast pour une exploration de la sensibilité des animaux encore bien trop méconnue.

À La Rochelle vit Cheops, un être devenu indispensable au commissariat de la ville, en particulier à sa brigade de protection de la famille. Lorsqu’un ou une officière de police emmène un enfant dans la salle Mélanie pour qu’il puisse parler des violences qu’il a subies, Cheops est là et apaise tout le monde. Et sa présence facilite les échanges.

Pourtant Cheops n’est pas un thérapeute, c’est un jeune chat. La plupart du temps, il se pose simplement sur la table, sur les genoux du mineur ou sur ceux de l’officier de police, il ronronne, ou pas, se laisse caresser, comme le raconte le chaleureux épisode « La thérapie féline » du podcast L’effet chat de Franck Bessière, diffusé sur France Culture. Dommage qu’il ne nous apprenne rien de la queue ou des oreilles de Cheops, car c’est surtout par là que les chats manifestent leurs émotions.

« Quand Cheops est arrivé, il avait juste trois mois, témoigne l’officier Jean-Michel. Et il a tout de suite compris pourquoi il était là : apaiser les enfants. Quand l’un d’eux arrive, on va le chercher, et au lieu, comme certains chats pourraient le faire, de partir en courant ou de ne pas avoir envie, lui sait que c’est le moment, il reste dans la pièce. »

Publication partielle autorisée par Reporterre.net.