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ARTICLE 1
Réchauffement de la Méditerranée : « Les écosystèmes marins se dirigent vers une révolution ». Le réchauffement de la Méditerranée modifie l’aire de répartition de nombreuses espèces. Une « révolution » des écosystèmes dont une partie de la faune profite, mais que subissent durement plusieurs poissons, coraux et mollusques. C’est une espèce qui a fait parler d’elle cet été. La presse locale a relaté les méfaits du baliste (Balistes capriscus), surnommé le « poisson mordeur », qui a sévi sur la Côte d’Azur. « Les balistes ont un comportement territorial, voire agressif au moment de la reproduction », explique Thierry Perez, directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique, spécialiste de l’écologie marine à l’Institut méditerranéen de biodiversité et d’écologie marine et continentale. Le baliste fait partie de ces espèces dont l’aire de répartition évolue à la faveur du réchauffement des masses d’eau. Originaire des eaux chaudes de l’Atlantique subtropical et tropical, ce poisson entre dans la Méditerranée par le détroit de Gibraltar et s’établit progressivement dans le bassin méditerranéen. Il suit désormais le mouvement opéré par de nombreuses espèces méridionales et orientales, vers les eaux plus froides du nord et de l’ouest de la Méditerranée. Dans certaines zones de cette mer, il a fait jusqu’à 5 °C au-dessus des normales saisonnières en juin 2025. « Le gradient thermique se modifie : il fait plus chaud là où il faisait déjà très chaud, mais là où il faisait plutôt frais, dans le nord-ouest, les conditions se rapprochent de ce qu’on connaît depuis toujours dans le sud et l’est du bassin méditerranéen », explique Thierry Perez. Ce qui entraîne l’évolution de l’aire de répartition des espèces. |
ARTICLE 2
Des étés toujours plus chauds : visualisez l’explosion des températures depuis 40 ans. Sous l’effet du changement climatique, l’été 2026 est parti sur des bases record depuis le début des relevés de température, en 1900. Nos graphiques permettent de mesurer l’ampleur du phénomène. Avec une température moyenne de 24,85 °C à l’échelle de la France, juillet 2026 est devenu le mois le plus chaud jamais enregistré par Météo-France depuis le début des relevés en 1900. Le précédent record, établi en 2003, était de 24,8 °C. Le précédent mois de juillet le plus chaud était celui de 2006, avec une température moyenne de 24,36 °C. Un écart de près d’un demi-degré qui, pour une moyenne calculée sur l’ensemble du pays et sur un mois entier, est considérable. Juin avait déjà donné le ton. Sa moyenne, de 22,75 °C, en a fait le mois de juin le plus chaud jamais mesuré en France. Il devance juin 2003, qui était jusqu’ici la référence des mois de juin exceptionnellement chauds. Notre premier graphique représente la température moyenne de chaque été depuis 1900. Pendant une grande partie du XXe siècle, on voit la courbe évoluer de manière irrégulière. Puis, à partir des années 1980, la tendance se dessine plus nettement : les valeurs les plus élevées deviennent plus fréquentes et les creux sont de moins en moins bas par rapport aux records récents. |
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