Macron, familier des organisateurs de l’évasion fiscale

Evasion fiscale,
Scène du crime numéro 3

On savait depuis longtemps que la Haute Finance gouvernait en sous-main. Avec l’avènement de E. Macron, on sait désormais que celle-ci tient la République Française entre ses mains.

Macron a été banquier.

Pas n’importe quel banquier, banquier d’affaires.

Pas dans n’importe quelle banque, au sein de la banque Rotschild & Co, fleuron parmi les fleurons des banques d’affaires. (Il aurait pu tout aussi bien agir dans une autre banque, mais il a fait le choix de Rothschild & Co).

Pas à n’importe quelle fonction, à celle d’associé gérant.

Le titre parle de lui-même ! Les deals (transactions) qu’il a traités (le plus gros étant, en avril 2012, la cession pour 12 milliards de dollars de la division laits infantiles du groupe pharmaceutique  américain Pfizer au  groupe suisse Nestlé) ont concerné des entreprises dont les commissaires aux comptes et conseillers de toute nature (fiscalité et autres conseils) comptaient parmi les plus grands cabinets d’audit et de conseil au monde.

Ce que l’on appelle les audits d’acquisition consistant à éplucher les comptes ainsi que toutes les données extracomptables de la société à acquérir  sont effectués dans leur quasi-totalité par ces grands cabinets.  Dans toute transaction importante, le volet fiscal tient une place majeure, encore plus quand la transaction s’effectue entre une société US et une société suisse. En la matière, les industriels de l’évasion fiscale que sont ces grands cabinets sont toujours aux premières loges.

Ainsi, la société Nestlé était auditée par KPMG. La société Pfizer, quant à elle, a été auditée par KPMG après l’avoir été par PwC depuis 1987.

Enfin, en tant qu’associé gérant de la banque d’affaires Rotschild & Co, Emmanuel Macron a nécessairement eu à connaître le commissaire aux comptes de la banque qui n’était autre que KPMG. Encore !!

Dans sa fonction, il était aussi acteur au sein d’une organisation qui détient des filiales (gestion d’actifs et conseils financiers) dans des paradis fiscaux où les industriels de l’évasion fiscale sont systématiquement implantés : des paradis fiscaux  européens comme le Luxembourg (29 sociétés), la Belgique, la Suisse (19),  mais aussi d’autres plus « exotiques »  comme Monaco (5), les Bermudes (1),  les îles anglo-normandes à Guernesey (18), à Jersey (8) ,  les Iles vierges britanniques (2), les Iles Caïmans (2) , Curaçao (3),  Hong Kong (6),  Singapour (4). Quant aux Usa, 18 filiales y sont détenues, presque toutes immatriculées au Delaware, paradis fiscal bien connu; il fréquentait les membres du conseil de surveillance de la banque dont certains étaient aussi administrateurs de sociétés situées dans tous ces paradis fiscaux, mais aussi dans d’autres comme Panama et Macao.

Avant d’entrer dans le monde politique, Emmanuel Macron a donc été un acteur important de ces milieux d’affaires et de leurs conseillers, les grands cabinets d’audit organisateurs de l’évasion fiscale qui considèrent l’impôt comme une charge devant être réduite au maximum (au même titre que n’importe quelle autre charge), si possible même à zéro. Une telle « philosophie » a évidemment pour conséquence de réduire considérablement le financement des services collectifs, de tout ce qui constitue le « bien commun » et permet à un peuple de faire, ou non, société.

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Christian Savestre et Jean-Claude Garot


Voici la vidéo de la scène du crime n°3 de l’évasion fiscale