Les Israéliens célèbrent l’occupation de Jérusalem dans la violence tandis que les Palestiniens commémorent la Nakba qui continue

Chaque année, des milliers d’Israéliens nationalistes célèbrent « Jerusalem Day » ou « le jour des drapeaux » le 14 mai. Ils défilent dans les rues de Jérusalem pour célébrer l’occupation de Jérusalem-Est en 1967.

 

Chaque année, les nationalistes israéliens déchainent leur violence contre les Palestiniens dans les rues de Jérusalem. Par peur d’être attaqués, les Palestiniens sont obligés de fermer leurs commerces et de se barricader chez eux.

 

 

Les nationalistes, pour la plupart de jeunes colons israéliens, chantent « mort aux arabes » et « que vos maisons brûlent » sans être inquiétés par la police.

 

Les Palestiniens mais aussi les journalistes et militants de toutes nationalités sont attaqués par les nationalistes. Cela vaut aussi pour les militants d’organisations israéliennes qui sont déployés dans la ville pour protéger les Palestiniens.

 

La commémoration de la Nakba a lieu le lendemain de Jerusalem Day. Les démonstrations palestiniennes sont réprimées par les autorités israéliennes. En Israël à Haïfa, la police a dispersé un rassemblement pacifiste à l’occasion de la Nakba et arrêté 9 manifestants pour « atteinte à l’ordre public » : une sanction qui n’a pas été prononcée contre les colons violents la veille pour Jerusalem Day.

 

En Cisjordanie occupée, les Palestiniens n’ont plus le droit de commémorer la Nakba pour la deuxième année consécutive. A la place d’une manifestation, ils se rendent dans des villages dépeuplés en 1948 lors de la Nakba.

 

Le gouvernement israélien d’extrême-droite encourage la répression de la commémoration palestinienne de la Nakba et les actes de violence des nationalistes israéliens car cela répond à son projet de nettoyage ethnique.

Le ministre Ben Gvir, lui-même colon fasciste, et d’autres membres de la Knesset ont pris d’assaut l’esplanade des mosquées lors de Jerusalem Day en brandissant le drapeau israélien. Ils ont appelé à la destruction d’Al-Aqsa et à remplacer la mosquée par un temple juif.

 

En direct de Palestine, 15 mai 2026, article avec photos et vidéos.

Association France Palestine de Solidarité (AFPS), publication intégrale autorisée.

A LIRE, en accès libre, sur le site de 972 Mag, article en anglais, traduction en français disponible lors de la consultation.
Quelques 50000 suprémacistes juifs (auxquels se sont opposés à leur entrée dans la vieille ville une centaine de militants antiracistes, pacifistes et  antisionistes israéliens) ont paradé, en présence des Ministres kahanistes Smotrich et Ben Gvir,  avec violences dans la vieille ville de Jérusalem, créant tensions et affrontements violents dans les quartiers palestiniens, tandis qu’en Cisjordanie, les colons israéliens (plus de 150000 d’entre eux ayant été armés par le ministre kahaniste de l’Intérieur, Ben Gvir, selon ses déclarations) mettent leurs paroles en pratique.
●”Lors de la Marche des drapeaux à Jerusalem, l’Israël de Beb Gvir était parfaitement visible”, Oren Ziv et Charlotte Ritz-Jack, 15 mai 2026.

 

Sources : Activestills / Ir Amim / Al-Jarmaq News / Standing Together / Ihab Hassan / Eye on Palestine / Quds News Network / Haaretz News Vid

Illustration : By Hoheit, to commons uploaded Daniel.baranek 11:10, 6 May 2007 (UTC) – de-wiki, CC BY-SA 2.0 de, Link

 

 

 

 


By AFPS

L'AFPS ou Association France Palestine de Solidarité est fondée en 2001 par la fusion de l'Association médicale France Palestine (AMFP, créée en 1974) et l'Association France Palestine. Ayant hérité de l'édition de la Revue Palestine Solidarité, elle édite la revue Pal Sol et dispose d'un site d'informations en ligne. Elle regroupe quelques 5000 adhérents dans une centaine de groupes locaux en France. Elle consacre son activité à la défense des droits du peuple palestinien et à la promotion d'une paix durable entre Palestiniens et Israéliens dans le respect du droit international. L'AFPS est également engagée dans des projets sur le terrain en Palestine. Elle soutient et participe aux campagnes de boycott contre l'Etat d'Israël.