Non, Singapour n’est pas le paradis du libre marché que Bart De Wever prétend

Point de vue.
Dans son ouvrage « De la prospérité », Bart De Wever oppose de manière rigide le marché et l’État. Ce faisant, il tente d’occulter la contradiction entre travail et capital. Or, Singapour, pays qu’il cite en exemple, démontre clairement que, dans une société capitaliste, marché et État ne peuvent jamais être dissociés.

« C’est la prospérité, et non l’État, qui constitue le fondement », écrit Bart De Wever dans son nouvel ouvrage, « De la prospérité ». L’ouvrage tout entier, à l’instar de sa conférence à l’université de Gand, s’articule autour d’une opposition entre, d’une part, la prospérité supposément produite par le marché libre et, d’autre part, l’État, qui la redistribue ensuite pour promouvoir le bien-être.

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Seppe de Meulder, 16 février 2026.

Seppe De Meulder est philosophe de formation et l’auteur de « Pourquoi tout semble si vide : à propos de l’aliénation ». Lorsqu’il ne lit pas, il écrit sur l’écologie, la démocratie et l’actualité.
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