Comprendre la fabrique des personnes sans papiers en Belgique: les travailleur·euses étranger·ères
Depuis plus de 20 ans, les États membres de l’Union européenne mènent une politique migratoire répressive, de fermeture et d’externalisation des frontières, en multipliant les dispositifs de contrôle, d’arrestation et de détention de personnes migrantes en vue de leur éloignement.
Cette politique est coûteuse, inefficace et viole régulièrement les droits fondamentaux des personnes migrantes.
En outre, sous couvert d’enjeux sécuritaires, elle criminalise les personnes migrantes et particulièrement les personnes sans papiers. Cette logique contribue à fragiliser davantage leur situation, mais aussi à occulter les mécanismes qui créent ces situations d’irrégularité administrative.
Pour le CIRÉ, être sans papier n’est pas un choix délibéré, mais le résultat de ces politiques migratoires qui imposent aux étranger·ères des conditions de plus en plus restrictives pour obtenir et conserver un titre de séjour.
Dès lors, il est intéressant d’identifier les dysfonctionnements des procédures de séjour en Belgique et la façon dont ils participent à produire et entretenir la situation des personnes sans papiers.
Cette analyse, qui s’inscrit dans une série, aborde plus particulièrement la façon dont les démarches de séjour pour raisons professionnelles peuvent mener à une situation administrative irrégulière et ainsi, à la privation de plusieurs de droits fondamentaux.
