Iran, dossiers Epstein et économie : le malaise des partisans de Trump

La Trumperie qui est là – 30

Je me suis rendu au CPAC et j’ai constaté que les partisans de Trump étaient mécontents de la situation concernant l’Iran, l’affaire Epstein et l’économie, alors même que les partisans présents à la conférence MAGA applaudissaient ses politiques en matière d’immigration

Une ombre plane sur le mouvement « Make America Great Again », ou MAGA. Donald Trump a fait des promesses exagérées. Son soutien public a chuté. Certains partisans inconditionnels de l’« America First » le critiquent désormais ouvertement.

Entre la guerre, les défis économiques, le recul de la démocratie, l’affaire Epstein et les Américains abattus dans la rue par des agents du gouvernement, le soutien dont bénéficie Trump s’affaiblit et sa promesse d’instaurer un « âge d’or de l’Amérique » ressemble de plus en plus à un hiver politique pour Trump et son mouvement MAGA.

C’est la principale conclusion que je tire de la Conférence d’action politique conservatrice (CPAC) de cette année. L’événement, organisé par l’American Conservative Union, a débuté par un sommet international le 25 mars 2026 et s’est déroulé jusqu’au 28 mars à Grapevine, au Texas.

Ne vous méprenez pas. Les participants sont parés de produits dérivés MAGA aux couleurs rouge, blanc et bleu : sacs à main et vestes à paillettes « Trump », sacs, cravates et bandeaux aux couleurs du drapeau américain, et, bien sûr, les emblématiques casquettes rouges MAGA. Comme toujours, ils scandent « USA », même si ce n’est pas aussi souvent ni aussi fort qu’auparavant.

Dès la première intervention du révérend Franklin Graham, les orateurs continuent de chanter les louanges de Trump. Ils soulignent ce qu’ils considèrent comme les principales réalisations de Trump 2.0 : la lutte contre l’immigration illégale, la baisse des impôts, un boom économique naissant, la déréglementation, la forte hausse de la production américaine de gaz et de pétrole, la réduction de l’État administratif, les politiques pro-chrétiennes et la fin de l’agenda « woke ».