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ARTICLE 1
« Ni ici, ni ailleurs » : partout dans le monde, paysans et écologistes se mobilisent contre les pesticides. Les manifestants contre Syngenta et les pesticides ont dénoncé les effets néfastes de l’industrie agrochimique à l’échelle internationale. Des actions ont également eu lieu dans de nombreux autres pays. Saint-Pierre-la-Garenne (Eure), reportage « Ni ici, ni ailleurs » était l’un des mots d’ordre de la mobilisation du 3 octobre contre les pesticides, qui ciblait le géant de l’agrochimie Syngenta, aux abords de son site normand à Saint-Pierre-la-Garenne. À l’appel des Soulèvements de la Terre, de la Confédération paysanne, de Cancer Colère et du Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l’Ouest, des milliers de personnes ont manifesté. Syngenta, qui n’a pas répondu à nos sollicitations, a publié un communiqué : « 70 % de la production actuelle du site est utilisable en agriculture biologique », ont-ils défendu. Ils ont ajouté que « les pesticides modernes font partie des outils dont disposent les agriculteurs pour protéger leurs cultures et contribuer à garantir un approvisionnement alimentaire fiable ». Face à la « violence chimique » de la multinationale, c’est « une action collective internationale » que les organisateurs ont souhaité mettre en lumière. Des marches ont été organisées en Angleterre, par le syndicat Landworkers’ Alliance vers un site de Syngenta, et en Suisse, notamment à l’initiative de l’association Public Eye. |
ARTICLE 2
Pourquoi n’arrive-t-on pas à réduire les emballages ? Réponse du côté des lobbies. Petit-déjeuner près de l’Assemblée, déjeuner au Sénat, cocktail à Roland-Garros… Les industriels du secteur de l’emballage mettent les moyens pour se rapprocher de députés et sénateurs, notamment à la fibre écolo, et ainsi redorer leur blason. Sous les dorures de la Maison de la chimie, dans les beaux quartiers de Paris, le gratin des acteurs de l’emballage était réuni le matin du 8 juillet autour d’un café mignardises. Le lieu est stratégique, voisin de l’Assemblée nationale, idéalement situé pour murmurer à l’oreille des députés. Le but ? Orienter les avis de plus de 200 décideurs réunis à la Conférence nationale sur les déchets ménagers, dont des élus locaux… À première vue, l’organisateur de l’événement n’éveille pas de soupçons : Aromates. Il s’agit d’un cabinet de conseils spécialisé. Une ruse classique des lobbyistes consiste à mandater des intermédiaires, plus discrets, pour s’occuper d’élargir à leur place leurs scènes d’influence. Veolia, Suez et Paprec à la manœuvreUne visite du site dédié à cette conférence et de sa rubrique « avec le soutien de » donne à voir les logos de Veolia, Suez, ou encore Paprec… Derrière cet événement se cachent les géants qui font des déchets leur business.
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