Comment les holdings sont devenues un outil central du capitalisme français

Peugeot, Mulliez, Wendel… toutes les grandes familles capitalistes françaises ont recours à des holdings. Retour historique et pédagogique pour comprendre ce dispositif juridique et financier complexe. L’enjeu : transformer la valeur produite par les grandes entreprises en patrimoine privé.

Alors que le débat budgétaire français remet régulièrement sur la table la taxation des « ultrariches », notamment à la suite des propositions de Gabriel Zucman, la réflexion publique se concentre presque exclusivement sur l’aval du système économique. La question centrale : comment taxer les revenus et patrimoines une fois qu’ils sont constitués ?

Cette approche laisse dans l’ombre un point crucial, situé en amont. L’accumulation de la richesse ne se situe pas au niveau des personnes, mais d’abord au sein des sociétés, avant d’être progressivement transformée en patrimoine privé.

L’un des instruments clés : la holding, une société qui ne produit rien, dont la raison d’être n’est que la détention de titre de propriété d’autres sociétés. Comprendre son rôle conduit à déplacer le regard des seuls enjeux distributifs pour s’intéresser aux mécanismes constitutifs de l’enrichissement.

L’enjeu que j’ai étudié dans ma thèse : comprendre son rôle dans la séparation progressive de la responsabilité personnelle des actionnaires et du patrimoine d’un côté, et la responsabilité sociale de l’entreprise de l’autre. De l’usine à la filiale, du groupe industriel au portefeuille d’actifs, puis au « Family Office », les pyramides de holdings organisent la montée en abstraction du capital, transformant la valeur produite collectivement en patrimoine privé durable.

Retour sur l’histoire des holdings, des commenda au Moyen Âge aux Family Offices au XXIe siècle, en passant par les sociétés anonymes pendant la révolution industrielle.

Des commenda au Moyen Âge à la révolution industrielle

Avant de parler d’histoire, parlons de théorie économique.

D’abord, dès le moment où un capital est bloqué dans une activité économique, ou immobilisé en comptabilité, comme par exemple le commerce d’épice, il n’est plus disponible pour d’autres investissements potentiellement plus rentables. Ensuite, pour être valorisé comme patrimoine privé et être transmis aux héritiers, le capital doit in fine se détacher de l’entreprise. La holding répond à ce paradoxe vieux comme le capitalisme : séparer la responsabilité patrimoniale entre sphère professionnelle et personnelle.

Dès le Xe siècle, des dispositifs comme la commenda instaurent une séparation entre l’investisseur, qui apporte le capital, et l’exploitant, qui exécute l’entreprise commerciale, le plus souvent sous la forme d’un voyage maritime. Celles-ci se développent à Venise et à Gênes, contribuant à la prospérité des deux villes.

À Gênes, la commenda était un accord entre un partenaire investisseur et un partenaire voyageur visant à mener une entreprise commerciale. Wikiwand

À partir du XVe siècle, les sociétés par actions émergent dans un contexte de conquêtes coloniales. C’est le modèle juridique des monopoles royaux que sont les compagnies anglaise, néerlandaise et française des Indes orientales et occidentales. Cette forme juridique introduit la divisibilité du capital dans le cadre d’un commerce incertain, nécessitant l’immobilisation d’un capital conséquent.

Au XIXe siècle, parallèlement au mouvement d’industrialisation en Europe, cette séparation du patrimoine et de la responsabilité économique est formalisée à travers des entités juridiques précises.

 

Création des sociétés anonymes

Le Code français du commerce de 1807 introduit une distinction claire entre patrimoine privé et activité économique, ouvrant la voie à la création des sociétés anonymes (SA). En effaçant le nom des actionnaires de la raison sociale de l’entreprise, la société anonyme devient une entité juridique autonome bénéficiant d’une responsabilité propre. Cette nouvelle donne conduit de nombreux investisseurs particuliers à tirer profit des revenus d’une entreprise jusqu’à la déclaration de la faillite, ce sans en assumer les conséquences.

L’essor des sociétés anonymes est facilité par la loi de 1867 sur les sociétés commerciales. Cette forme juridique permet un financement de l’entreprise par des investisseurs anonymes extérieurs à l’entreprise à travers le marché des capitaux – en actions ou en obligations. Elle devient majoritaire après la Seconde Guerre mondiale.

La société anonyme Tissus du Golbey (Vosges) est créée pour accompagner l’essor de l’industrie des serviettes-éponges, des mouchoirs et des autres articles molletonnés. Wikimedia

Concrètement, la société anonyme, en permettant un financement sur une base plus large, introduit aussi un paradoxe. D’un côté, les propriétaires du capital ne sont plus personnellement responsables du capital immobilisé dans l’entreprise. De l’autre, un nouveau problème apparaît : comment les familles d’actionnaires historiques peuvent conserver le contrôle du capital dans un contexte d’élargissement du nombre d’investisseurs ?

C’est dans ce cadre qu’une première structuration juridique du capital familial apparaît. S’il est impossible de parler de holdings à cette époque sans faire d’anachronisme, les bases sont posées.

 

Construction de groupes industriels

En France, la construction de grands groupes industriels s’organise tardivement à partir des années 1960-1970, sous l’impulsion de l’État et des banques d’affaires, comme Lazare et Rothschild. Les fusions, acquisitions et restructurations donnent naissance à des ensembles industriels de taille inédite, presque toujours chapeautés par des holdings.

La réforme fiscale de 1965 facilite la création et l’organisation des grands groupes que nous connaissons aujourd’hui. En allégeant l’impôt sur les dividendes distribués par les filiales à leur société-mère, elle encourage les firmes à se structurer en plusieurs niveaux de sociétés imbriquées les unes dans les autres. Un système pyramidal se généralise, remplaçant progressivement les structures financières classiques, dans lesquelles les actionnaires possédait personnellement les actions des sociétés du groupe familial.

La holding devient une structure de tête, centralisant la propriété, la trésorerie et le pouvoir de décision, tout en maintenant l’autonomie juridique des filiales. Ces holdings de groupe remplissent plusieurs fonctions : effet de levier financier, outil de croissance externe et d’arbitrage d’actifs, et séparation organisationnelle entre propriété du capital et activité productive.

Rapport à l’Assemblée générale extraordinaire, en octobre 1965, présentant la réforme structurelle de Peugeot. BNF (4-WZ-24 09), Author provided (no reuse)

La création de Peugeot Société anonyme en 1966 comme société mère du groupe industriel familial en est un illustre exemple. Les diverses activités – cycles, outillages ou automobiles – sont auparavant gérées par des sociétés indépendantes, appartenant en direct aux actionnaires, relevant des différentes branches de la famille. La holding Peugeot SA est elle-même contrôlée par Foncière et Financière de Participation (FFP), une holding familiale de contrôle créée en 1929. Cette structuration fiscale et juridique garantit une unification de la gestion financière des différentes filiales, et une centralisation de la gestion du capital familial.

 

Empires du capital

À partir des années 1990, dans le cadre de l’installation de la stagnation, de l’accélération de l’accumulation du capital et de la financiarisation de l’économie, plusieurs opérations de rachats hostiles d’entreprises se déploient. Des groupes français aujourd’hui majeurs, tels LVMH, Lagardère ou Bolloré, se constituent au travers d’opérations financières d’envergure, plus ou moins agressives.

Ces opérations sont menées par l’intermédiaire de holdings, qui permettent de centraliser la trésorerie, et de facto de bénéficier d’un effet de levier pour ces investissements – avoir recours à de l’endettement pour augmenter la capacité d’investissement de l’entreprise. Indépendante juridiquement et de nom, elles permettent de racheter les actions d’une entreprise d’une manière plus discrète que par une société portant le nom familial. C’est la stratégie déployée à de nombreuses reprises par le groupe Bolloré.

Les holdings sont donc de plus en plus éloignées d’enjeux de développement industriel, et de plus en plus proches de logiques d’optimisation financière dans le cadre de ces nouveaux empires du capital.

Société de capital-investissement

Ces holdings sont progressivement transformées en sociétés de capital-investissement. Elles servent de support à des stratégies de diversification patrimoniale et à une recomposition profonde du capital que l’on associe à la financiarisation.

La holding peut être le véhicule d’une diversification du capital familial, ce qui ne s’oppose pas au maintien du contrôle industriel. C’est le cas du groupe FFP, société d’investissement de la famille Peugeot, ancêtre de Peugeot Invest. À partir des années 2000, le mouvement de diversification financière s’accélère : la holding prend des participations dans de nombreux groupes, comme Seb, Orpea, Ipsos, DKSH, Dassault Real Estate, Zodiac, Tikehau, Totan Eren, Spie, des sociétés immobilières, des fonds de capital-investissement, etc. Cet important mouvement est allé de pair avec le maintien d’une partie significative du contrôle du groupe PSA, devenu Stellantis, par la holding de la famille Peugeot (ci-dessous, les investissements de cette holding en 2019).

Les investissements de la holding du groupe Peugeot en 2019. Fourni par l’auteur

Family Office, les holdings des holdings

Aux étages supérieurs s’ajoutent aujourd’hui des structures, comme les « Family Offices ». Elles parachèvent la transformation du capital économique en patrimoine privé pour de nombreuses dynasties françaises au sommet des classements de grandes fortunes. Outre la dimension d’ingénierie patrimoniale, ces structures offrent divers services financiers mais aussi de gestion des relations entre actionnaires et parents au sein de ces familles fortunées.

Ce phénomène est général. Le capital des principales dynasties françaises s’organise à présent autour de holdings formant des édifices plus ou moins complexes, mais toujours avec une société financière principale : holding H51 pour la famille Hermès, société Agache pour la famille Arnault, Téthys Invest pour la famille Bettencourt-Meyers, GIMD pour la famille Dassault, Merit France pour les Saadé, NJJ holding pour les Niel, etc.

Au sein de ces empires familiaux, les étages de holdings constituent les échelles permettant la transformation de la valeur produite au sein de l’économie réelle en patrimoine privé. Penser les enjeux économiques en ne prêtant attention qu’au plus bas niveau, celui des filiales industrielles, est donc largement incomplet.

Replacer les holdings au cœur de l’analyse permet donc de comprendre que l’enrichissement n’est ni naturel ni automatique, mais le produit d’une architecture institutionnelle précise, largement invisible dans le débat public.


Retrouvez notre vidéo basée sur cet article

Quentin Belot Couloumies, Université Grenoble Alpes, 4 février 2026.


The Conversation, Licence Créative Commons.
Family Offices, histoire et croissance, notamment au Luxembourg, en Belgique et en France, ou pourquoi et comment la vie résidentielle et fiscale des ultra riches (UltraHNWI), des très riches (VeryHNWI) et de certains des riches (HNWI) différe de la nôtre et ce qu'il faut en tirer comme conséquences pour une imposition sur la fortune des riches
Une recherche de Victor Serge, chroniqueur POUR Press, 9 octobre 2026.
POUR Press remercie la presse financière spécialisée de divers pays européens, les monographies juridiques et statistiques réalisées par certaines Big Four en la matière, certaines bases de données spécialisées (non, on ne vous en donnera pas la liste, ces bases sont par ailleurs publiquement accessibles),  Forbes, Bloomberg et le site Les riches Belges (en néerlandais et en français), ainsi que l’Observatoire de la fraude fiscale et de l’évasion fiscale illégitime, pour leurs informations.
Cette recherche intègre certaines informations rendues publiques récemment par certains journaux et sites belges de l’étude réalisée par l’Association Belge des Family Offices.
Toutes les informations figurant dans cette note sont publiques.
Victor Serge est bien entendu seul responsable de la structure et du contenu de cette recherche et chronique.
1. L’origine des Family Offices.
Le concept moderne de Family Office est apparu aux États-Unis au 19ème siècle, développé avec l’essor des grandes dynasties industrielles américaines.
Au 19ème siècle, les principales dynasties industrielles américaines telles les Rockfeller, les Whittier et les Pitcairn, créent des structures entièrement dédiées à gérer, protéger et transmettre leur immense patrimoine de manière indépendante (Single Family Office). Dès l’origine, ces structures privées ne servent pas uniquement à l’allocation financière mais gèrent la supervision des banques, la gouvernance familiale, la philantropie et la planification successorale intergénérationnelle.
Aux 20ème et 21ème siècles, le modèle s’étend à l’Europe avec l’émergence des Multi Family Offices, qui mutualisent les services pour plusieurs familles fortunées.
2. Les différents types de Family Office (FO).
2.1.Single Family Office (SFO) ou bureau de gestion de patrimoine monofamilial, dédié à la gestion de fortune, de la fiscalité, debl’immobilier, de la succession et de la philantropie d’une seule famille.
2.2.Multi Family Office (MFO) ou bureau
de gestion multifamilial, assure les mêmes services pour plusieurs familles n’ayant pas de liens de patenté entre elles, de manièreplus standardisée et commerciale.
2.3.Sauf exceptions, les FO ne sont pas les propriétaires des actifs restant détenus par les familles et dont les FO assistent l’organisation ou la supervision de la gestion (y compris via les diverses structures statutaires détenant ces actifs et dont la supervision de la gestion et la supervision technique est confiée aux FO).
3. Réglementation des Family Offices.
3.1. L’examen de plusieurs pays européens (Belgique, Pays Bas, Luxembourg, Allemagne, Suisse, Italie, Espagne, France, Monaco, Irlande) montre la situation suivante.
●En ce qui concerne Monaco. Les SFO ne doivent bénéficier d’aucune licence particulière ou préalable mas restent soumis aux législations antiblanchiment.
Les MFO sont soumis à une autorisation préalable de la CCAF, doivent prendre la forme obligatoire d’une société anonyme monégasque (SAM), ne peuvent être contrôlés par une banque, ne peuvent être rémunérés que par les familles participantes et ne peuvent bénéficier de rétrocession de banques ou de compagnies d’assurance.
●En ce qui concerne la Suisse.
Les SFO ne doivent disposer d’aucune licence particulière, l’exemption étant explicite, et sont soumis aux législations antiblanchiment dans les situations de délégation de pouvoirs de signatures et à la loi sur l’identification des bénéficiaires effectifs. Les MFO sont soumis à une autorisation préalable obligatoire de la FINMA, aux législations financières et antiblanchiment.
●En ce qui concerne les pays de l’Union Européenne.
Il n’existe aucune directive européenne en matière de Family Office.  Leur régime juridique relève donc du cadre national de chaque Etat membre et de “l’application transversale” des directives financières (telles MIFID II) et des législations antiblanchiment.
En ce qui concerne les SFO, ceux-ci bénéficient de l’exemption dite “intra-groupe” pour MIFID II et les législations financières nationales. Les directives antiblanchiment et sur les registres UBO leur sont applicables.
●En ce qui concerne le Luxembourg.
Les SFO sont non réglementés et les MFO soumis à leur réglementation et aux réglementations contrôlées par la CSSF.
●Dans les autres pays de l’Union Européenne, les SFO sont non réglementés, l’exception de non réglementation étant spécifiquement mentionnée dans la loi allemande. Les MFO opérent sous le statut de Prestataire de Service Indépendant, agréé par les autorités de contrôle nationales.
●En ce qui concerne la Belgique.
Les SFO sont dispensés de la réglementation financière et ne doivent pas disposer de l’agrément de Planificateur Financier Indépendant. Les MFO opérent sous le statut légal de Planificateur Financier Indépendant régi par la loi du 25 avril 2014 (mise en place suite à l’affaire Optima), l’agrément étant accordé par la FSMA, si le MFO se limite à des audits patrimoniaux, à de la planification successorale et à du conseil global sans vente de produits.
En cas de gestion de portefeuilles sous mandat et en cas de conclusions de contrats d’assurances, les agréments d’Entreprises d’Investissement et d’Intermédiaires d’Assurance sont requis, accordés et contrôlés par la FSMA.
3.2.En règle générale, les SFO ne sont soumis à aucune législation financière mais restent soumis aux législations antiblanchiment et aux dispositions relatives aux registres UBO, les sociétés supervisées par les SFO étant soumises aux règles d’identification relatives aux registres UBO. Au contraire des MFO qui sont soumis aux législations financières et aux législations blanchiment.
4. Big Four du Conseil et Single Family Offices.
Ils occupent tous deux des places distinctes et complémentaires dans l’écosystème de la gestion de patrimoine et du conseil financier.
●Les Big Four (Deloitte, PWC, KPMG, Ernst and Young) apportent une expertise technique EXTERNE pluridisciplinaire et institutionnelle via des divisions spécifiques telles Deloitte Private et PWC Private, qui n’agissent pas comme gestionnaires de fortunes (et donc n’offrent pas de produits financiers) mais comme superconseillers externes dans les domaines de la création et de la structuration, de la conformité et de la fiscalité complexe, de la technologie et du reporting via des plateformes logicielles dédiées, du support transactionnel et des audits de due diligence.
●Les Single Private Offices sont constitués d’une équipe réduite et reserrée, qui assure la gestion quotidienne, constitue le partenaire INTERNE de confiance et à ce titre se situe dans l’environnement direct et personnel “des riches et des ultrariches” et assure la sélection opérationnelle des allocations (crédit privé, infrastructure, immobilier, private equity).
●La lecture attentive de la presse spécialisée des différentes places financières concernées montrent que certains spécialistes ou associés ou conseils notamment des Big Four ou de certains cabinets d’avocats spécialisés en gestion patrimoniale sont recrutés pour assurer exclusivement la supervision de l’équipe réduite d’importants Single Family Offices.
5. Evolution du nombre de Family Offices
(FO)  au monde  depuis 2000.
5.1. De  quelques centaines avant 2000, depuis 2000, en pleine explosion au niveau mondial.
De 2000 à 2010, le concept sort de sa niche et on assiste à une explosion de 35% de FO sur 10 ans.
De 2019 à 2026, une accélération fulgurante : le nombre de SFO passe de 6000 en 2019 à 8000 en 2026, le marché large des SFO et MFO oscilant vers 10500 structures en 2026.
A l’horizon 2030, 10720 structures de
SFO sont attendues (croissance de + 75% par rapport à 2019, avec doublement attendu des structures SFO sur le marché nord américain par rapport à 2019).
5.2.Les patrimoines détenus en SFO sont de 3300 milliards de dollars en 2019, 5500 milliards en 2026 et seraient de 9500 milliards en 2030.
5.3.L’explosion des SFO s’explique de 4 facteurs :
●La forte croissance du nombre d’Ultra Hight Net Worth Individuals (UHNWI) ou ultrariches, disposant d’un patrimoine de plus de 30 millions de dollars, le seuil minimum pour un SFO étant de 100 à 150 millions de dollars.
●Les cessions massives d’entreprises par les familles détentrices qui ne souhaitent pas en continuer l’exploitation ou en assurer la transmission familiale, et le réinvestissement des liquidités générées dans des SFO.
●L’attraction pour le private equity, les SFO fonctionnant comme des fonds d’investissements pour 30% à 40% de leurs actifs. En clair, cela veut dire qu’ils peuvent participer directement ou indirectement “à des formes de spéculations”,  plus ou moins significatives selon les SFO concernés et leurs cadres de politiques d’investissements.
●Les réglementations fiscales mondiales, européennes et nationales qui ont comme conséquence de faire évoluer les modèles de certaines places financières réservées aux UHNWI et aux VHNWI non plus comme des “boîtes aux lettres” fiscales pour “personnes riches” mais vers des hubs opérationnels réels avec substance locale et  aux clientèles segmentées.
5.4. La répartition géographique est la suivante en 2024 : Amérique du Nord 3180, Asie Pacifique 2290, Europe 2020, Moyen-Orient 290, Amérique du Sud 190, Afrique 60.
6. Evolution du nombre de Family Offices (FO) localisés au Luxembourg.
6.1.Le Grand Duché de Luxembourg est,  avec l’Irlande, le seul Etat européen à disposer d’un régime légal de FO (loi du 21 décembre 2012) concernant exclusivement les MFO, les SFO n’y étant pas soumis.
Cet Etat dispose également de véhicules patrimoniaux spécifiques (SPF, RAIF et Soparfi), dont quelques avocats fiscalistes belges sont par ailleurs des spécialistes connus (non, on ne vous donne pas leurs noms, pas de publicité), qui ont remplacé le régime des Holding29 (détaxé), célèbre en son temps notamment pour l’accumulation, l’organisation et la gestion de fortunes coloniales/colonialistes de l’ex Congo belge et ayant pris fin, après avoir été déclaré incompatible avec le régime des aides d’Etat de l’Union Européenne en juillet 2006, au terme d’une longue période transitoire,  au 31 décembre 2010 par conversion automatique en Soparfi ou par transformation en SPF (Société de Gestion de Patrimoine familial).
6.2.En 2026, 144 FO sont officiellement basés au Luxembourg ou ont leur siège social au Luxembourg.
55 sont structurés comme Single Family Office SFO dédiés à 1 seule famille,  dont 23 grands SFO gérant plus de 200 milliards de dollars de capitaux, en moyenne 8, 7  milliards par SFO, avec un capital d’entrée minimum de 300 millions de dollars pour créer un SFO.
Le Bénélux représente 19,5% des SFO gérant plus de 2,5 milliards de dollars.
Le reste, soit 89 MFO, opérent sous forme de MFO, par ailleurs pour certains au travers d’autres statuts (que celui de FO) réglementés par la CSSF tels gestionnaires de fortunes, banques privées ou fiduciaires, sans utiliser publiquement le terme exclusif Family Office.
41 MFO supervisent 274 milliards de dollars de capitaux, notamment dans des structures dites commerciales liées à des banques privées ou à des plateformes internationales, le droit d’entrée pour une famille dans une structure de MFO commercial étant de 10 à 30 millions de dollars.
6.3.Selon une enquête du journal belge Le Soir, 91 milliards d’euros de capitaux d’origine belge sont présents au Luxembourg, détenus par 100 familles au travers de 416 sociétés et véhicules de détention luxembourgeois, les 50 premières familles détenant 85,5 milliards.
7. Evolution du nombre de Family Offices (FO) localisés en Belgique.
7.1. La Belgique n’a pas de législation spécifique en matière de  Family Office.
7.2. En Belgique, on recense en 2026 entre 100 et 175 structures assimilées à des FO selon la rigueur des critères retenus. Le secteur, très discret, a cependant créé BFOA, Belgian Family Office Association, l’étude de 2026 réalisée pour cette Association faisant apparaître 250 familles belges,participant a un SFO, 28 grands SFO, 106 holdings patrimoniaux ne constituant pas nécessairement des SFO, 50 à 100 petits SFO, 18 MFO et 2 divisions spécifiques, l’une chez Deloitte l’autre auprès de BNP Paribas Fortis.
Selon notre recherche, 99 structures sont identifiées comme SFO pour 43,3 Milliards d’euros de fonds propres.
Les SFO sont principalement localisés en Flandres (63%),  en Région de Bruxelles-Capitale (28%, Avenue Louise, Uccle et Ixelles)  vu la présence d’avocats fiscalistes spécialisés, en Wallonie (9%).
40 à 50 structures agissent comme MFO, chacune pour plusieurs familles. Selon le spécialiste européen du secteur (Intuitae), seules 10 à 20 structures disposent de la taille critique pour agir comme MFO indépendants (18 selon l’étude de la BFOA).
Le marché est fortement concentré sur Anvers et Bruxelles.
La taille des structures est de 1 à 10 employé.
Des banques privées (telles Degroof Petercam et Delen) proposant des départements Family Office internes, les annuaires professionnels étendent en conséquence la liste des FO à 173.
L`actif d”une famille belge disposant d’un SFO est estimé au minimum à 250 millions d’euros et l’actif d’une famille belge participant à un  MFO à 50 millions d’euros.
7.5. Fortunes belges et étrangères en Belgique, SFO et MFO.
7.5.1. Fortunes dont les détenteurs sont localisés en Belgique, SFO belges ou étrangers.
RBC veut dire Région de Bruxelles-Capitale.
●Famille Colruyt, Korys.
●Famille Perier Dieteren, SPDG, RBC.
●Ségolène Frère et Ian Galienne, FG Bro, RBC et Gerpinnes.
●Filip Balcaen, Baltisse, Gand.
●Famille Mulliez, Mobilis à Roubaix et Trusted Family pour l’immobilier en RBC.
●Famille Arnault, holding Pilinvest domicilié en Belgique en RBC et  SFC Conseil, SFO, Grand Duché de Luxembourg, à la frontière.
●Giovanni Ferrero (par ailleurs de nationalité italienne,  domicilié en Belgique à Uccle, détenant la plus importante fortune  en Belgique,  estimée à 43 milliards de dollars), Fedesa SAM, SFO à Monaco,   CTH Invest, holding, en Belgique et Teseo Capital,  véhicule d’investissements, à Luxembourg.
●Marc Coucke, Alychlo (contraction des prénoms de ses 2 filles), considéré comme SFO, holding et véhicule d’investissements.
7.5.2. Fortunes dont les détenteurs de nationalité belge sont domiciliés à l’étranger.
●Eric Wittouck, 7,5 Milliards d’euros de fortune, domicilié réellement à Monaco avec sa famille, Monaco (pas d’IPP,  gestion des actifs via le holding  Artal domicilié au Luxembourg et le conseil d’Invus USA,  une très intéressante convention préventive de la double imposition entre GD Luxembourg et Monaco), pas de SFO identifié.
●Alexandre Van Damme, 4 milliards estimé  de fortune, domicilié en Suisse dans le canton de Vaud dans le régime du forfait fiscal suisse  (imposition sur la dépense), agit via les holdings luxembourgeois Patrinvest et SFI (ce dernier pour la diversification opérationnelle), pas de SFO identifié.
●Famille Bailo De Spoelbrecht, patrimoine estimé à  1 milliard d’euros, les 2 frères (adoptés par la baronne Amélie de Spoelbrecht dont ils ont hérité de la fortune) sont localisés en Suisse Romande , et contrôlent notamment la plateforme QSRP,  propriétaire des marques Quick, O’Tacos, Nordsee et Chopstix, plateforme générant environ 2 milliards d’euros de chiffre d’affaire par an.
●Fernand Huts, patrimoine estimé à 5,1 Milliards euros, Italie, nouveau régime des riches  impatriés instauré par Meloni,  (anciennement bénéficiaire du régime fiscal  des NonDom ou résidents non domiciliés en UK, avant la réforme de ce régime, présent dans le Kent), pas de SFO identifié,  les fonctions dévolues au SFO sont réparties entre une Fondation patrimoniale,  un holding luxembourgeois et une fondation déclarée d’intérêt public pour l’immobilier notamment culturel et les aspects culturels (collections).
7.5.3. Fortunes domiciliées en Belgique pour lesquelles un SFO belge ou étranger n’a pu être identifié.
●Famille Berghmans, 13 Milliards.
●Famille De Spoelbrecht, constitue avec les familles Van Damme et de Mevius, le groupe des actionnaires historiques d’AB Inbev, pour un patrimoine des 3 familles évalué à 54 milliards d’euros, 14 à 25 milliards d’euros pour les 4 branches de la famille de Spoelbrecht.
A l’exception d’un des membres de la famille qui disposerait de son propre SFO et de la branche Bailo-De Spoelbrecht, la famille se diversifie via le véhicule d’investissement Cogepa. Elle est également propriétaire de plusieurs châteaux.
●Famille De Mevius, constitue avec les familles De Spoelbrecht et Van Damme, le groupe des actionnaires historiques d’AB Inbev, pour un patrimoine des 3 familles estimé à 54 milliards d’euros, la famille Mevius détenant la part la plus faible. Verlinvest, détenant des actifs sous gestion de 1 milliard d’euros est la  structure de diversification financière de la famille. La famille détient également des châteaux et des terres via des sociétés immobilières.
●Fabien Pinckaers, 4,5 Milliards.
●Patokh Chodiev, au moins 1 milliard.
●Theo Roussis, 3 milliards.
●Un des héritiers IKEA, localisé fiscalement en Belgique, en RBC.
7.6. 20 des 100 plus grandes fortunes françaises ont des résidences principales en Belgique ou des holdings financiers (qui concentrent 20 milliards d’euros d’actifs).
Plusieurs fortunes françaises moins importantes opérent en Belgique via des MFO tels Patrimonia et Stonehage Fleming.
7.7. Petit rappel d’histoire fiscale.
Pendant des dizaines d’années, la Belgique a été considérée en Europe  opérationnellement comme “le sas fiscal” de la réorganisation,  par domiciliation en Belgique,  des patrimoines notamment détenus par des étrangers (y compris pour certains patrimoines dont des actifs étaient partiellement logés dans d’autres Etats,  y compris le Luxembourg, ce dernier  connaissant un régime d’imposition des plus values sur actions réalisées par des personnes physiques)  vu son absence historique d’imposition des plus values sur actions réalisées par des personnes physiques (sauf motif spéculatif, ce que n’est jamais une réorganisation patrimoniale),  la suppression dans les années 80 sous une coalition de droite de la taxation des plus values sur participations importantes détenues par des personnes physiques lors d’une cession à un contribuable résident (qui peut être la filiale belge d’une société étrangère) , et pour sa grande tolérance dans l’usage des donations (non soumise à l’impôt fiscal  belge de donation et sans impôt aux Pays-Bas) de droit hollandais.
En Belgique, il y a longtemps que ” les très riches belges mais aussi étrangers y domiciliés ont fait sécession”.
8. Evolution du nombre de Family Office (FO) localisés en France.
8.1. 1300 structures sont identifiées selon des critères larges, la dernière enquête de 2025 d’Ernst and Young pour l’Association Française des Family Offices ayant interviewé 928 structures/familles.
8.2. En ce qui concerne les MFO, 113 structures sont identifiées (localiséses essentiellement à Paris, Bordeaux et Lyon), dont 80 de dimension importante, dont Agami, Vesta, Intiuitae, Family Partners.
8.3. En ce qui concerne les SFO, 60 structures d’envergure nationale et internationale ont ete créés ces 10 dernières années. Le seuil d’entrée est de minimum 100 millions d’euros mais est dans les faits superieur.
Nous disposons d’une liste de 20 familles,  de leur SFO identifié et des “leviers d’investissement y liés”, comme on dit.
On ne vous livre pas la liste détaillée, c’est un peu barbant, et par ailleurs quelques recherches vous apporteront toutes ces données.
Les principales familles de UHNWI et certains VHNWI en disposent, telles Bettencourt-Meyers, Hermes, Pinault, Arnault, Mulliez, Dassault, Bolloré, Mérieux, Ladreit-Lacharrière, Bouygues, X.Niel, Houzé, Picard, Duval, M.Benabou, E.Carreel, Courtin-Clarins.
9. Monaco ou la volonté politique de localisation des Family Offices ou/et de leur gestion.
9.1.Depuis 2016, la Principauté
Monégasque ambitionne de devenir une localisation de développement des Family Office, valorisant son biotope fiscal, absence d’impôt des personnes physiques, absence de taxation des gains en capital et absence d’impôt sur la fortune.
Ce biotope fiscal, favorable aux VHNWI et aux  UHNWI (près de 30% des résidents permanents monégasques bénéficiant de revenus annuels supérieurs au million d’euros) ne vaut pas pour les nationaux français et  américains résidents à Monaco, qui restent imposés en France et aux États-Unis, ce qui restreint quelque peu les populations à prospecter pour la mise en place de Family Office.
On ne connaît pas de SFO “de très riches français ou de très riches américains” localisés à Monaco, s’ils arrivent à certains de ces très riches  “d’y flaner” discrètement.
La loi 1.439 de 2016 “encadre” les MFO, cette loi n’étant pas applicable aux SFO.
9.2. Officiellement, les statistiques non officielles recensent 25 à 38 FO à Monaco, dont 8 SFO identifiés et 16 MFO identifiés.
9.3. Situés principalement Boulevard Prince Charlotte, Rue Grimaldi et Avenue de la Costa,
■Sont identifiés comme SFO, JIMCO, Santocedrus Capital, Heritage Group Monaco, Phénix Family Office,  GPM Group et  Fedesa SAM.
■Sont identifiés comme MFO, FAM Monaco, Genius Advisor, Monaco Private Advisory, Fidinam MFO et Prime MFO.
■Comme conseil pour les MFO et la clientèle y intéressée, Rotschild & Co Monaco.
10. Comme diraient “les Laurel et Hardy”, Family Offices, Holdings patrimoniaux, Holdings de contrôle, Holdings d’exploitation et Entreprises, Nationalité , Résidence civile, Domicile fiscal, Siège de la fortune,  Localisation du Family Office, Localisation des actifs, des distinctions à comprendre pour appréhender comment la valeur produite par les entreprises est transformée en patrimoine privé  et pour appréhender la nouvelle organisation de l’optimisation  résidentielle et fiscale des “très riches et des ultra riches”,  pour construire des impôts sur le patrimoine,  dont ils seraient redevables, quels que soient leurs dénominations, quelles que soient les personnes visées (unité familiale ou chaque personne physique de celle-ci), quelles que soient leurs bases (patrimoine brut, patrimoine net des dettes, patrimoine net des activités économiques, croissance du patrimoine brut ou croissance du patrimoine net) et quel que soit le patrimoine que ces impositions viseraient (exclusion du patrimoine immobilier et donc pour le seul patrimoine mobilier, mesures proposées par Vooruit et Les Engagés,  ou tout le patrimoine concerné , immobilier et également actions des entreprises de la chaîne  transformant en patrimoine privé la valeur des entreprises d’exploitation).
C’est également nécessaire pour ce qui concerne l’imposition de l’actif net des successions (impôt sur la transmission de la propriété de l’actif ́net de la succession aux héritiers, de compétence régionale et non plus fédérale), l’optimisation résidentielle et fiscale ayant pour but “d’alléger le coût fiscal de la transmission intergénérationnelle de la propriété”,  voire pour certains actifs, selon les techniques utilisées, d’annuler ce coût fiscal, comme le montre quelques dossiers évoqués directement ou plus indirectement par le journal POUR.
11. Ce qui manque plus précisément à la Belgique pour percevoir une imposition fédérale déclarative sur le patrimoine des plus riches (par exemple, supérieure à 5 millions d’euros, VHNWI et UHNWI) si elle était instaurée. (Ce qui n’est probablement pas l’ intention du gouvernement fédéral actuel, celui-ci préférant,  malgré toutes les agitations un peu façadistes, dans un sens ou à contresens, de certains de ses membres – “il y aura peut être une crise et des élections fédérales, faut être prudent !” – des mesures de substitution, certaines justifiées, mais évitant de toucher ses vrais ‘’”stakeholders”).
Le risque réel et principal  d’une imposition sur le patrimoine “des plus riches”  est une loi mal faite sur certains aspects, une organisation administrative déficiente, des fonctionnaires mal formés, mal organisés et/ou mal supervisés, certains d’une loyauté variable à l’application de la loi, d’autres d’une loyauté douteuse à l’application de la loi, une influence disproportionnée de cabinets privés dont certains seraient intervenus au stade de la conception des dispositifs.
Bref, les maux assez traditionnels de l’administration fiscale belge tels qu’ils sont connus et tels qu’ils ont été diagnostiqués, notamment par des études publiques, certaines à la demande du SPF Finances,  depuis les années 1970.
Toujours gérée par des ministres de droite ou de centre droit, par une hiérarchie de couleurs politiques (fussent-elles camouflées jadis) massivement similaires, celle-ci toujours sensible “aux incitations politiques”, parfois fortement, on peut douter qu’elle soit actuellement apte à un réel contrôle fiscal relativement à une imposition déclarative sur le patrimoine “des plus riches” (la taxe sur les comptes titres, à l’exclusion des actions nominatives non inscrites en comptes-titres,  n’est elle pas perçue par les banques sans déclaration du détenteur redevable, sauf en cas de comptes titres à l’étranger et
n’a-t- elle pas été construite pour que son rendement aille en s’affaiblissant ? La récente taxe sur les plus values sur actions ne sera-t-elle pas percue dans plus de 80% des cas par les banques sans déclaration du détenteur vendeur ? Quel en sera le rendement, 500 millions d’euros tel que budgété ou à peine 50 millions d’euros,  comme l’avait annoncé le chef de cabinet adjoint du Ministre des Finances NVA dans un colloque à Gand et comme le montre une récente évaluation de 2026 de la fondation Athéna ?  A votre avis, pourquoi,  et quel contrôle réel  de cette “usine à gaz qui multiplie les exemptions d’imposition des plus values réalisées, à l’initiative notamment du MR de GLOUB”?).
Des dizaines d’années de conception et de gestion de droite et près de 30 ans de conception et de gestion néolibérale, certains services ayant par ailleurs réellement amélioré leur efficacité et leur efficience gestionnaire, cela laisse des traces dans une administration qui, d’un point de vue marxiste, est et reste un Appareil d’Etat.
Donc, “au service du grand capital et de ses détenteurs, subsidiairement du moyen capital et du petit capital et de leurs détenteurs” (pour user de formules un peu clichées mais qui ne sont pas sans intérêt), dont les alliances d’intérêts fondent la base de classe de l’alliance “des partis de droite et du centre” qui gouverne.
Cet Appareil d’Etat (contrairement à d’autres en Europe) n’a jamais eu besoin “d’être organisé” pour une gestion et un contrôle fiscal (fut-il variable dans d’autres Etats) de “ses plus riches”,  ceux-ci étant “historiquement en Belgique hors du champ fiscal”.
Avec de tels risques réels, “qui peuvent par ailleurs être organisés”, la déperdition de rendement d’une quelconque “imposition de patrimoine des riches” peut être importante, qui constituerait un motif invoqué ultérieurement pour supprimer “le prélèvement sur le patrimoine des plus riches”.
“Vouloir quelque chose sans essayer réellement,  rigoureusement et sérieusement, avec les conséquences que cela suppose, c’est comme vouloir nager sans se mouiller” (proverbe africain).
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■”TVA à 22% ? Et si la lutte contre la fraude permettait d’éviter la hausse”, Victor Serge, 28 août 2026.

Illustration : Mixe de deux images :  Copyleft, CC BY 3.0, via Wikimedia Commons  Et Jérémy Barande / Ecole polytechnique Université Paris-Saclay