Les initiatives citoyennes de transition: significations et perspectives politiques

Quelle est la signification politique et sociologique de ces nouvelles initiatives citoyennes qui se réclament de ou se retrouvent dans la notion « transition écologique » ? En quoi des initiatives citoyennes comme les Villes en Transition, les AMAP[1], les quartiers durables et solidaires, les coopératives de production d’énergie, les Systèmes d’Échange Local, les Groupes d’Achat Solidaires, les monnaies locales, etc., participent-elles malgré leurs différences (et au-delà du fait de s’en réclamer ou non) à une même transition ? En quoi consiste leur potentiel de transformation sociale et de quel type de transformation sont-elles porteuses ? En somme, quelle est la portée et la signification politique et sociale de ces mouvements ?

Ces questions sont abordées de plus en plus souvent dans la littérature scientifique à partir du concept d’« innovation sociale »[2]. Ces travaux apportent tous un éclairage utile et intéressant sur le phénomène mais dans la mesure où ils ne font pas systématiquement de distinction entre les innovations citoyennes et les autres[3], ils sont incapables de rendre compte de la dimension politique des innovations sociales citoyennes. La thèse défendue ici est que cette dimension politique réside d’une part dans la forme de citoyenneté à l’œuvre dans ces mouvements et qui se distingue de la conception classique, « constitutionnelle » de la citoyenneté et, d’autre part, dans le projet de transformation sociale qui les anime. En quoi les activités qui se déroulent au sein de ces initiatives de transition revêtent-elles un caractère authentiquement public, donc politique ? On s’interrogera aussi sur les perspectives de transformation sociale ouvertes par ce mouvement.

Citoyenneté coopérative et transition

Si l’on interroge les participants à ces initiatives sur leurs motivations[4], on s’aperçoit que bien souvent, même lorsqu’ils s’inscrivent dans l’idée de transition et donc d’un processus historique dont le terme se trouve dans le futur, c’est l’« ici et maintenant » qui est mis en avant. Comme ces « jeunes rebelles » dont parlait Fritz Schumacher, l’auteur de Small is beautiful, ils disent quelques chose comme : « Je ne veux pas participer à cette foire d’empoigne », « Je ne veux pas être l’esclave des machines, de la bureaucratie, de l’ennui, de la laideur », « Je ne veux pas mourir idiot, devenir un robot – métro, boulot, dodo », « Je veux faire ’’mon truc à moi’’ », « Je veux vivre (relativement) simplement », « Ce qui compte, c’est les gens, la nature, la beauté, la santé, l’authenticité », « Je veux pouvoir m’intéresser aux autres et à ce que je fais[5]».

Les acteurs de la transition cherchent peut-être d’abord à mener une vie plus authentique, plus autonome, plus riche de sens et de lien social, et certainement plus solidaire[6]. C’est ce qu’exprime le concept andin de buen vivir dans lequel se reconnaissent certains d’entre eux. Mais il y a davantage que cette seule recherche d’une vie meilleure pour soi-même et ses proches dans la notion de buen vivir et qui fait que leurs activités nous concernent tous : c’est la volonté de pallier l’incapacité des institutions existantes à lutter efficacement contre les terribles injustices qui caractérisent le monde aujourd’hui. Trois d’entre elles sont particulièrement inacceptables. La première est la croissance des inégalités et du chômage à l’intérieur des pays du Nord comme du Sud et la persistance d’écarts considérables dans les espérances de vie et de bien-être (life chances) entre le Nord et le Sud[7]; la deuxième est cette injustice envers les générations futures mais aussi entre générations actuelles du Nord et du Sud que constitue le pillage des ressources naturelles, le bouleversement des équilibres écologiques et la destruction de la biodiversité; la troisième est la militarisation de la planète, l’extension de la violence extrême et du terrorisme et l’installation d’une sorte d’état de guerre permanent au niveau mondial. Elles sont évidemment interconnectées puisqu’elles sont les enfants d’un processus unique : l’extension et l’intensification du modèle économique et technologique occidental inféodé au mythe de la croissance illimitée et infinie et de la disponibilité éternelle des ressources et des services de la nature. Ces trois fléaux et la nature de leurs relations sont identifiés, reconnus et dénoncés depuis des décennies et malgré toutes les déclarations fracassantes, les gigantesques conférences internationales et les programmes d’actions successifs, rien ne vient concrètement s’opposer à leur extension. Cette impuissance de nos systèmes politiques constitue un véritable « déficit démocratique » que les initiatives de transition tentent de dépasser. C’est pourquoi leur action peut s’interpréter sur le plan politique comme l’émergence d’une forme nouvelle de citoyenneté et sur le plan socio-historique comme la recherche d’une voie douce, non-violente de transformation sociétale, les deux processus étant évidemment complémentaires. […]

La structure institutionnelle démocratique moderne opère un partage entre public et privé qui a l’avantage de protéger l’individu contre les risques d’intrusion totalitaire de l’État ou de la collectivité en général, mais qui a l’inconvénient de restreindre le champ d’application de la démocratie à la seule sphère publique, telle que définie par les droits du premier palier, la sphère privée relevant d’autres conventions et pratiques. Puisque les activités économiques sont considérées comme privées, cela signifie que les principes démocratiques n’y sont pas pertinents et donc que la sphère économique échappe à la démocratie. C’est ce que Tully[8] appelle la « tragédie de la privatisation » qu’il oppose opportunément à ce mantra de la pensée libérale et de l’économie néo-classique, « la tragédie des communs »[9]. Or, on ne peut plus aujourd’hui considérer sérieusement que l’activité économique relève exclusivement de la sphère privée. […]

Ce sont les modifications dans les conditions matérielles (et principalement, les technologies) qui jouent le rôle principal dans ces changements. Pour Dewey, l’évolution technologique à laquelle il assistait bouleversait en profondeur les données du problème : «L’âge de la machine a si considérablement déployé, multiplié, intensifié et compliqué la portée des conséquences indirectes, il a provoqué des liens dans l’action si longs et si rigides (et ce sur une base impersonnelle et non communautaire) que le public qui en résulte ne parvient pas à s’identifier et à se discerner lui-même. »[10] À cause de la puissance des technologies mises en œuvre et de l’extension des marchés à l’échelle du globe, les activités de production et de consommation du système industriel ont des conséquences négatives de grande ampleur et souvent irréversibles pour des personnes, des groupes et des collectivités qui ne sont pas parties prenantes de ces activités ou n’en bénéficient pas. On sait à quel point les générations futures risquent d’être affectées par les bouleversements climatiques et la perte de la biodiversité et comment les populations les plus vulnérables du Sud en sont déjà victimes. Il est donc de plus en plus évident que les comportements de production et de consommation matérielle ne peuvent plus être considérés comme relevant exclusivement de la sphère privée car leurs conséquences environnementales et sociales ont atteint avec la mondialisation et la puissance des technologies une importance cruciale pour l’humanité toute entière. On peut donc considérer les différentes initiatives de transition comme des manifestations de l’émergence de ce public dont parlait Dewey, de cette « grande communauté » qui sur base de la «grande société » qu’est devenue la planète se constitue sous nos yeux dans tous les pays du monde. […] La citoyenneté qui les caractérise et que Tully qualifie tour à tour de « civic», « cooperative » ou « diverse », se distingue par les traits suivants :

– Elle ne se limite pas au domaine circonscrit par la structure juridique et constitutionnelle nationale mais la déborde par le haut et par le bas. Par le haut : elle considère la planète entière comme son domaine et sa responsabilité ; par le bas : elle se réapproprie le local comme le lieu où elle peut et doit d’abord s’exercer. En un mot, il s’agit d’une citoyenneté « glocale ».

– Elle ne se limite pas à la sphère publique telle que circonscrite par la structure institutionnelle démocratique civile, mais prétend appliquer la démocratie à tous les domaines de la vie sociale où des individus adultes entrent en transaction et donc, avant tout, au domaine économique et à l’entreprise.

– Elle ne se conçoit pas en termes de statuts et de normes qui fixeraient a priori la nature des relations (notamment de domination) entre partenaires mais en termes de pratiques et d’attitudes négociables. La démocratie est considérée comme un mode d’agir et non comme un ensemble de procédures préétablies.

– Plutôt que de déléguer à des « professionnels » leurs capacités démocratiques, les citoyens coopératifs entendent les exercer eux-mêmes et s’auto-gouverner dans toute la mesure du possible.

– Il s’agit donc d’une conception essentiellement non-étatique de la citoyenneté. Les citoyens-coopérateurs agissent plutôt à côté qu’au sein de la structure institutionnelle. Ils décident de construire à la lisière ou dans les interstices du système politique et économique dominant des organisations et des formes institutionnelles au sein desquelles ils assurent de façon autogérée la production et la répartition de biens et de services répondant à des besoins fondamentaux, dans le respect de normes sociales et environnementales exigeantes. Quoique extérieures à la sphère publique, ces institutions ne peuvent pas non plus être rattachées à la seule sphère privée car les activités qui s’y déroulent ont des objectifs publics dès lors qu’elles visent à protéger ou à produire des biens communs.

Les trois stratégies de transformation selon Wright

Une deuxième question est de caractériser la stratégie de transformation sociale mise en œuvre par les initiatives de transition, l’identification de son principe d’efficacité et de sa spécificité par rapport à d’autres stratégies possibles. Pour y répondre, un assez long détour s’impose par la théorie des transformations sociales d’E.O. Wright[11]. […]

Wright distingue trois stratégies de transformation :

– La transformation par rupture consiste dans la prise de contrôle de l’État par les acteurs du changement et l’imposition de nouvelles règles institutionnelles. Il ne s’agit pas nécessairement d’un processus violent, en quoi il se distingue du processus révolutionnaire. On peut parfaitement imaginer qu’une majorité politique prenne démocratiquement les rênes de l’État à la suite d’élections libres et démocratiques, et applique un programme radicalement en rupture avec les pratiques et règles précédentes. C’est ce qu’espérait une partie importante de l’électorat qui avait porté Mitterand au pouvoir en France en 1981.

– La transformation symbiotique consiste en l’instauration d’une sorte de compromis entre les élites et classes dominantes et les forces de changement, les premières abandonnant une partie de leur capacité de domination en échange de stabilité, d’opportunités de croissance ou d’autres avantages. C’est en gros ce qui a caractérisé ce qu’on appelle le capitalisme rhénan, et qui a atteint son apogée dans la social-démocratie suédoise jusqu’à une époque relativement récente. La transformation symbiotique apporte un soutien au système dominant en contribuant à le légitimer ou en lui permettant de s’adapter à des circonstances défavorables, en échange de concessions faite aux opposants au système qui en atténuent les conséquences négatives pour certaines catégories de la population ou pour l’environnement.

– La transformation interstitielle consiste à créer dans les failles ou les lacunes d’un système ou d’une organisation, des formes d’action (production, consommation, gouvernance…) alternatives éventuellement susceptibles de se multiplier et/ou de forcer le système à se transformer. Il est nécessaire de distinguer entre stratégies et processus de transformation interstitielle. Si une stratégie de ce type consiste nécessairement dans la mise en place ou l’exploitation délibérée de processus de transformation interstitielle, ceux-ci peuvent se produire indépendamment de tout projet délibéré de changement social chez l’acteur ou les acteurs qui en sont les agents. L’exemple le plus classique de transformation interstitielle sans stratégie est l’apparition et le développement du capitalisme dans les interstices de la société féodale. La société féodale était une société essentiellement rurale structurée autour de la possession et du travail de la terre. Les villes où se regroupaient marchands, artisans et juristes se situaient en quelque sorte à la périphérie d’un système dont le cœur était le village (ou la paroisse) avec son château et son église. Elles ont constitué des niches à l’écart du système et de la culture féodaux où a pu émerger et se développer une nouvelle classe sociale avec sa propre culture et ses propres pratiques qui ont fini, au terme d’un très long processus, par supplanter totalement l’ordre féodal. […] Même si certains de ceux que nous identifions comme acteurs de la transition n’ont pas pour objectif premier de transformer la société mais seulement de s’y faire une place conforme à leurs aspirations et à leurs valeurs et de se soustraire à son influence (résistance), ou de se préparer à survivre dans un environnement naturel et social dévasté par la recherche du profit et de la croissance (résilience), les activités et les pratiques qu’ils mettent en œuvre – pour autant qu’elles relèvent bien de la citoyenneté coopérative décrite ci-dessus – contribuent in fine au processus de transformation.[…]

De quoi ces activités de transition sont-elles les niches ?

Le caractère potentiellement transformateur des niches que constituent les initiatives citoyennes de transition consiste d’une part dans l’importation au sein même du secteur de la production et de la consommation (considéré par le système dominant comme de l’ordre de la vie privée) de valeurs et d’exigences démocratiques et donc de normes relevant du domaine public et, d’autre part, dans la poursuite d’objectifs en contradiction avec ceux mis en avant par la société industrielle et de croissance, à savoir :

– L’efficience environnementale dans la production de bien-être. Elle consiste d’abord à réduire au strict minimum (compte tenu de la recherche de la suffisance) l’empreinte environnementale des activités de production et de consommation. Ce qui est visé ici concerne autant les prélèvements dans des ressources naturelles que les émissions de substances nocives pour l’environnement et pour les humains.

– La suffisance est l’équivalent au niveau individuel (ou micro) de ce que représente au niveau macroéconomique le discours de la décroissance. On sait que ce dernier met directement en cause la course à la croissance et s’attaque au contenu en consommations de notre conception du bien-être. Il s’attache à montrer que le modèle de développement dominant est non seulement écologiquement insoutenable mais également inefficient en termes de production de bien-être et que, passé un certain niveau de revenu, l’accroissement marginal de bien-être apporté par une unité supplémentaire de production et de consommation est globalement, dans les pays occidentaux, nul si pas carrément négatif. Au niveau individuel, la suffisance s’attache à distinguer les besoins des envies ou des désirs, et les besoins essentiels des autres. L’objectif est d’atteindre une consommation optimale, c’est-à-dire le juste niveau entre la sous-consommation et la surconsommation. La logique de la suffisance s’adresse donc aussi bien aux pays du Nord où il s’agit de sortir de la surconsommation qu’à ceux du Sud dans lesquels les besoins humains fondamentaux sont insuffisamment rencontrés. […]

– La démarchandisation consiste à remplacer une consommation marchande par une consommation non marchande, ou, en tout cas, moins marchande, la moins marchande possible. Du purement marchand au totalement non marchand, il y a toute une série d’échelons intermédiaires. La démarchandisation vise essentiellement le transfert des consommations. Pratiquement, cette démarchandisation ou « communautarisation » de la consommation prend des formes assez variées allant de l’autoproduction (légumes du potager), à la généralisation du prêt (livres à la bibliothèque publique, jouets de la ludothèque), au partage d’équipements (voiture à partager), en passant par les SEL (Système d’Échange Local), les Groupes d’Achat Solidaire (GAS), les AMAP (Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne), et par certaines formes d’économie sociale.

Ces valeurs ne sont pas seulement solidaires de celles de la citoyenneté coopérative, elles en sont la traduction au niveau des modes de production et de consommation considérés du point de vue personnel. Leur potentiel de transformation réside dans leur caractère profondément antinomique par rapport au modèle industriel dominant qui repose sur la marchandisation la plus poussée possible en vue d’une croissance considérée comme infiniment désirable de la production matérielle et de la consommation au mépris complet des réalités écologiques, des besoins des générations futures d’humains et des autres formes de vie.

Ce n’est pas la première fois dans l’histoire que des acteurs de changement recourent à la stratégie de la transformation interstitielle. Le socialisme primitif et l’anarcho-syndicalisme (ce que Marx et Engels ont caractérisé avec condescendance comme du « socialisme utopique ») attachaient une grande importance à la mise sur pied d’institutions alternatives au capitalisme dans le secteur de la production (coopératives de production), de la distribution (coopératives d’achat), de l’assurance et de la solidarité (mutuelles), du logement, de l’enseignement, etc. La question de savoir si cette stratégie serait suffisante pour sortir du capitalisme restait non-résolue mais il y avait un accord sur le fait qu’elle était nécessaire. Une stratégie de transformation interstitielle peut se justifier de deux manières : soit comme substitut, soit comme complément à une stratégie de rupture.

Il existe souvent sinon une animosité, du moins une méfiance réciproque, entre d’une part les syndicats, ONG et partis politiques progressistes (y compris les partis verts) qui luttent à l’intérieur de la sphère publique « instituée » pour le respect et l’augmentation des droits de la modernité, et d’autre part, les artisans de la transition qui se battent sur le terrain des pratiques dans des domaines considérés comme ne relevant pas (ou secondairement) de la sphère publique officielle, comme la production agricole et l’alimentation, le transport, l’énergie, le logement, la consommation en général, ou des entreprises de production de biens et de services poursuivant d’autres objectifs que le profit, sans pour autant relever des services dits publics.[…]

Conclusion

L’avenir des initiatives citoyennes de transition et leur potentiel de changement dépendent dans une grande mesure de la façon dont elles formulent et articulent les trois principes dont A. Touraine écrivait jadis qu’ils déterminaient l’importance historique d’un mouvement social : le principe d’identité (« Voilà qui nous sommes »), le principe d’opposition (« Voilà notre ennemi ») et le principe de totalité (« Voilà le monde que nous voulons »). Il faudrait y ajouter un quatrième principe, le principe d’action : « Voilà ce qu’il nous faut faire, comment et avec qui ». L’ambition de la présente note était de présenter quelques outils conceptuels et analytiques susceptibles d’aider les acteurs de la transition citoyenne dans l’indispensable travail de réflexivité auquel tout entrepreneur social doit se livrer s’il ne veut pas voir son action dévoyée et déviée de ses buts fondamentaux comme ce fut si souvent le cas dans le passé. […]

Paul-Marie Boulanger


Paul-Marie Boulanger est président de l’Institut pour un Développement Durable (IDD). Le texte ci-contre reprend des extraits d’une analyse, www.iddweb.eu/, qu’il a réalisée en avril 2015 à l’occasion du Forum de la transition solidaire où, à l’initiative de Transition21, 300 intervenants, se reconnaissant dans la notion de transition écologique et solidaire se sont réunis à Charleroi.

[1] Association pour le maintien d’une agriculture paysanne.
[2] Cfr. ec.europa.eu/
[3] Toutes les innovations sociales n’ont pas nécessairement une dimension citoyenne.
[4] Anne-Laurence Lefin et Paul-Marie Boulanger (2010). Enquête sur les systèmes alimentaires locaux. Institut pour un développement durable, www.iddweb.eu/docs/
[5] Schumacher, F. (1979). Good Work. Paris, Éditions du Seuil, p.50.
[6] Patrick Viveret emploie l’acronyme « NANOUB » qui veut dire: «  Nous allons nous faire du bien ».
[7] Pour un constat accablant sur les inégalités, outre Le Capital au XXIe siècle de Thomas Picketty, il faut mentionner The Killing Fields of Inequalities de Göran Therborn et les travaux de l’épidémiologiste Richard Wilkinson.
[8] Cfr. Tully, J. (2014). On Global Citizenship. London, New Delhi, New-York, Sidney, Bloomsbury. Pour un résumé : J. Tully (2013). Citizenship for the Love of the World, Cornell University.
[9] À partir de l’article fondateur de Garrett Hardin (1968). The Tragedy of the commons, Science, (December), 1243-1248.
[10] En français : Dewey, J. (2003). Le public et ses problèmes (Traduction de Joëlle Zask). Publications de l’Université de Pau/ Farrago/ Editions Léo Scheer.
[11] Wright, E.O (2010), Envisioning Real Utopias. En ligne à l’adresse suivante : www.ssc.wisc.edu/~wright/ERU.htm.