Le Groenland uni mais esseulé face aux puissances coloniales

Trump, le Groenland, les milliardaires, les ressources en  minéraux, la mort de l’ordre international libéral et l’émergence d’un nouvel ordre mondial des impérialismes et sous impérialismes concurrents.

Après l’enlèvement de Nicolas Maduro, le président Trump a rapidement désigné les prochaines cibles de sa fureur impérialiste. Parmi celles-ci, le Groenland, une ancienne ambition états-unienne et une constante obsession pour Donald Trump. Face à cette nouvelle attaque, guidée par la furie autant que par un fantasme sécuritaire et minier, le Groenland fait à nouveau front uni fidèle à sa voix anticoloniale, entouré d’« alliés » empêtrés dans l’affirmation d’un droit international à géométrie variable.

Les velléités du Président Donald Trump au Groenland ont pris en crédibilité ces derniers jours à la suite de l’enlèvement du Président vénézuélien Nicolas Maduro et de Cilia Flores, le 3 janvier, illustrant ainsi une réaffirmation d’une visée impérialiste et interventionniste s’affranchissant du droit international. Alors, le Groenland sera-t-il bientôt renommé « Red, White and Blueland » comme Trump l’avait proposé ? Ou existe-t-il des oreilles prêtes à entendre les aspirations d’un territoire toujours sous tutelle danoise plus prompte à se renommer Nunarput (« notre pays/territoire ») ou Inuit Nunaat (« le pays/territoire des Inuit ») ?


By Tanguy Sandré

Tanguy Sandré est post doctorant en sciences sociales, CEARC, Université de Paris Saclay. Il est doublement Master en Adaptation au changement climatique et en Études arctiques, et chercheur dans ces domaines. Il a également collaboré avec l'Université du Cap (Afrique du Sud) et le Ministère de l'Europe et  des Affaires Étrangères.