Tous traqués ?

Face aux nombreux couacs et impréparations que révèle, jour après jour, la gestion de la crise due au Covid-19 par les divers gouvernements, la tentation est de promettre des jours meilleurs grâce à la panacée habituelle : les technologies de pointe. Le tracking via les smartphones est l’option retenue tant par l’Europe que par de nombreux États. Analyse d’une logique technocratique de sortie de confinement qui semble clairement être une impasse.

Si l’on veut contenir une épidémie il faut couper la transmission du virus. La méthode utilisée partout, depuis des siècles (attitude médiévale diront les idiots férus de modernité), est de mettre en quarantaine les personnes infectées ou suspectée de l’être. Partout dans nos régions on trouve des lieux-dits qui portent le nom de Saint-Lazare1, de ladrerie, de maladrerie qui sont des endroits où l’on isolait (souvent jusqu’à leur mort) ceux qui étaient malades. Les lazarets2 ont ainsi fleuri pendant les époques de peste noire qui a tué de 30 à 50% des Européens en 5 ans entre 1347 et 1352, faisant environ 25 millions de victimes.

En 2020, face au Covid-19 le confinement de presque tous et l’arrêt des déplacements, après trop d’hésitations, ont fort heureusement été décidé. Mais les pressions du monde économique, conjuguées aux difficultés qu’éprouvent la plupart de nos contemporains à supporter longtemps l’immobilité relative demandée, fait que nos dirigeants laissent miroiter la possibilité d’un déconfinement plus ou moins rapide.

Risques « calculés » vs autoritarisme

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