L’Europe perdante

Grand Angle

L’Europe ne fait pas bonne impression dans la confrontation géopolitique. En raison d’un manque de vision et d’orientation. Et en raison d’options contradictoires, qui nécessitent un débat de fond. Avec Trump le ton s’est durcie. Le système-monde est en train de basculer. Ce n’est pas seulement la fin du marché mondial néolibéral et du multilatéralisme, du Conseil de Sécurité et le droit international, mais aussi celle de l’hégémonie américaine elle-même. Car c’est bien de cela qu’il s’agit.

Avec l’entrée des États-Unis (isolationniste!) dans la Première Guerre mondiale, la défaite de l’Allemagne et la fin de la domination du Royaume-Uni, le centre du système-monde a basculé de l’Europe à l’Amérique du Nord. Cependant, cette hégémonie a été immédiatement contrariée par la révolution russe et la construction d’un camp soviétique après la deuxième guerre mondiale. L’émancipation du monde colonial (européen) est ainsi devenue un enjeu de la guerre froide et de différents modèles de développement. La géopolitique y était dominée par une course aux armements et une mentalité destructrice de dissuasion nucléaire.


By Eric Corijn

Eric Corijn est philosophe de la culture et sociologie. Il a fait des études aux Universités de Gand, Bruxelles, Amsterdam, Utrecht et Tilburg. Il a été chercheur et professeur aux Universités de Gand, Tilburg, Bilbao, Louvain et Bruxelles et est fondateur de l'Institut d'Etudes Urbaines de la VUB. Ancien Vice-Président de Brussels Studies, il est membre de la Commission Régionale de Développement de la Région de Bruxelles-Capitale, membre du Conseil d'administration de la Zinneke Parade et des Halles de Schaerbeek. Il a été un des înitiateurs des Etats Généraux de la société civile bruxelloise.