Municipales 2026 en France, le moment de tous les basculements ?

Municipales 2026 en France, le moment de tous les basculements ?
Une chronique à gauche et pas toujours très gentille, vue de Belgique, et un dossier d’articles A LIRE, par Victor Serge, chroniqueur POUR Press, 12 mars 2026.
Cet article se présente en deux parties.
I. Tout d’abord, une chronique de Victor Serge, sur cinq éléments politiques “à gauche” des municipales en France.
1)Quelques aspects techniques des procédures de vote et quelques chiffres, qui expliquent avant tout le bruit et la fureur.
2)Quelles ambitions de LFI aux élections municipales de 2026 ?
3)Ceux qui jouent aux municipales leur avenir politique à la présidentielle, ce dont on parle somme toute assez peu, Fabien Roussel, Edouard Philippe, Caroline Delga, Marine Tondelier.
4)Pourquoi l’heure de vérité est arrivée pour le courant néohollandiste du PS (et pour Raphael Glucksman et pour la Primaire de la Gauche).
5)Retour sur la mort à Lyon de Quentin Derangue, sur l’antifascisme, sur la brutalisation du débat au départ des fake news de l’extrême-droite radicale et identitaire et sur la chasse aux fausses sorcières.
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II. Ensuite, sans lien avec cette chronique,  27 articles en cinq groupes, en lien A LIRE.
1)Sur les 682 listes citoyennes, participatives et non affiliées politiquement, d’orientation progressiste, qui participent au scrutin, sur le PS et sur LFI.
2)Sur l’extrême-droite dans les municipales.
3)Sur 8 aspects  démocratiques de la vie municipale en France.
4)Sur le bilan  politiques municipales de 6 grandes villes.
5)Sur 7 enjeux des politiques municipales lors de ces municipales. III. POUR Press remercie La Relève et La Peste, Bon Pote, Street Press, Regards, Mediapart, The Conversation, Métropolitiques, Alternatives Économiques, les Blogs de Médiapart, Rapports de Force sur Basta Mag, pour leurs articles,  également l’INSEE et Public Sénat pour leurs analyses,  statistiques, chiffres et informations. Merci également à l’Humanité, à ContreAttaque, au Canard, au Progrès de Lyon et a Mediapart pour le travail d’exhumation “des faits de et autour de l’incident de Lyon”, travail auquel ils ont contribué. LISEZ, les parties vous intéressent (elles défilent selon le même ordre et avec les mêmes chiffres, romain ou arabe, que le sommaire du chapeau, vous pouvez donc facilement atteindre ce qui vous intéressent), vous en resortirez mieux informés, plus critiques et plus intelligents.
 I. Notre chronique politique. 
1.Quelques aspects techniques des procédures de vote et quelques chiffres, qui expliquent avant tout le bruit et la fureur.
●Qui est électeur aux élections municipales.
Il faut avoir 18 ans la veille du jour du premier tour du scrutin, jouir des droits civils et politiques et être inscrit sur la liste électorale.
Peuvent être inscrits sur la liste électorale les citoyens français et les citoyens d’un pays de l’UE résidant en France. Les résidents en France provenant d’un pays hors UE ne peuvent donc voter aux municipales sauf s’ils ont également la nationalité française ou une nationalité UE.
Pour être inscrit sur la liste électorale pour les élections municipales tenue par chaque commune, il faut habiter ou résider depuis 6 mois au moins dans la commune, être contribuable local depuis 2 ans au moins, également être gérant ou associé unique d’une société inscrite au rôle des contribuables de la commune.
Il n’y a pas de transfert automatique en cas de déménagement, les démarches devant être initiées par le citoyen.
Il y a inscription automatique à l’âge de 18 ans sur base du recensement.
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●Les électeurs mal inscrits ou non inscrits.
Selon l’INSEE, 10 millions d’électeurs sont mal inscrits pour les élections municipales soit 21% du corps électoral et risquent donc de ne pas pouvoir voter.
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●Comment est composée une liste ?
Une liste doit être complètement mixte, alternant homme et femme. Les candidat-es y sont placés dans l’ordre des fonctions qu’ils occuperont au conseil municipal (maire, premier adjoint, ..)
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●Combien de communes présentent une liste unique ?
23700 communes sur 34875 (soit 68%) présentent une liste unique, très généralement apolitique (68 communes étant sans liste et ne pouvant voter).
Les conséquences en sont une augmentation de l’abstention dans ces 23700 communes (“voter ne sert à rien car aucun choix n’existe, la seule liste présente sera le conseil municipal”).
Egalement, une concentration des campagnes “d’intérêt municipal” sur les villes de 1000 à 3500 habitants, qui présentent généralement deux listes, le plus souvent également apolitiques, et des campagnes “politiques” sur les communes de plus de 3500 habitants (soit 5300 villes regroupant 48,5 millions habitants et suggérant un bassin d’électeurs de minimum 35 millions d’électeurs, dont une proportion très importante des électeurs mal inscrits).
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●Comment vote-t-on ?
Le vote est obligatoire mais l’abstention n’est pas légalement sanctionnable (contrairement à la Belgique où l’abstention est légalement sanctionnable).
Panacher et rayer sont interdits dans les communes de moins de 1000 habitants à partir des élections municipales de 2026, comme cela était interdit dans les communes de plus de 1000 habitants précédemment.
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●Comment fonctionnent premier tour et second tour aux élections municipales en France ?
Les listes se présentant au premier tour doivent obtenir au moins 10% pour participer au second tour, fusion de listes (notamment entre 2 listes ayant atteint chacune au moins 5% au premier tour, denomme report technique) et désistement étant autorisés pour le second tour.
Il n’y a pas de second tour si une seule liste est présente ou si une liste atteint la majorité absolue au premier tour.
Au second tour est vainqueur, la liste qui atteint la majorité absolue ou la liste qui a la majorité relative.
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●Qu’est la prime de majorité ?
Dans toute les municipalités françaises, une prime de majorité de 50% des conseillers est attribuée à la liste majoritaire absolue au premier tour et à la liste majoritaire relative au second tour.
L’attribution proportionnelle des conseillers élus à donc lieu ensuite et ne porte que sur le solde de 50% des conseillers restant répartis proportionnellement entre toutes les listes ayant obtenu 5% au premier tour.
A Paris, Lyon et Marseille, la prime de majorité a été diminuée de 50% à 25% par la réforme de la loi PLM de 2025.
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●Quelles particularités à Paris, Lyon et Marseille ?
La loi PLM a été modifiée en 2025 pour permettre en 2026 l’élection directe à l’échelle de la ville des conseils municipaux.
Précédemment, ils étaient, dans ces 3 villes, élus par les conseillers d’arrondissement, les seuls élus au scrutin direct, qui composaient ensuite le conseil municipal procédant à l’élection du maire et de ses adjoints.
Deux votes directs ont donc lieu en 2026, l’un pour les conseils d’arrondissement à Lyon et Paris, pour les conseils de section (regroupant 2 arrondissements) à Marseille, et un vote direct pour le conseil municipal.
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●Comment est élu le maire d’une municipalité française ?
Le maire d’une commune est élu par le conseil communal (c’est obligatoirement le premier candidat de la liste majoritaire) en trois tours possibles, l’élection se faisant à la majorité absolue aux deux premiers tours et à la majorité relative au troisième tour.
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●Comment sont répartis les conseillers municipaux de la prime de majorité en cas de report technique entre plusieurs listes pour le second tour?
En proportion de la  part de chacune des listes au premier tour
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●Combien y a-t-il de communes de moins de 1000 habitants en France ?
Plus de 80% des 34875 communes françaises ont moins de 1000 habitants,  regroupant 10 millions d’habitants, ce qui suggère un bassin d’électeurs de 7 à 8 millions.
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●Quelles participation et abstention aux élections municipales de 2020 lors du Covid ?
Au 1er tour, le taux d’abstention était de 55, 3% et il était de 58,4% au second tour.
Essentiellement, pour motif de pandémie de Covid.
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●Quelles participation et abstention attendues en 2026 ?
La participation  attendue est de 60%.
Certains estiment qu’elle devrait plus faible dans les communes de moins de 1000 habitants.
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●Abstentionnistes permanents et abstentionnistes intermittents.
La France connaît des élections présidentielle, européenne, législative nationale (députés), régionale, départementale, cantonale et municipale.
La France connait donc des abstentionnistes permanents (Régulièrement inscrits, ils ne votent à aucune élection), des abstentionnistes intermittents par rapport aux types d’élections (Régulièrement inscrits, ils ne votent pas à certaines élections mais votent à d’autres) et des abstentionnistes intermittents dans le temps (Contrairement à certains pays, dont la Belgique,  en cas de déménagement, il n’y a pas de transfert automatique sur la liste électorale de la nouvelle commune. Une démarche du nouveau domicilié est nécessaire. Dix millions de français seraient de ce fait mal inscrits ou non inscrits pour les municipales, situation qu’ils peuvent régulariser avant les élections municipales ou ultérieurement pour de prochaines élections).
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●Il y a-t-il une nationalisation observée des municipales dans les sondages ?
Selon certains sondages, les électeurs sondés qui seraient sensibles au contexte national seraient passés de 10% à 15% ces dernières semaines.
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●Comment sont désignés les conseils de métropoles ?
Ceux-ci sont également désignés au suffrage direct, les deux derniers désignés au suffrage indirect (Paris et Marseille) ayant été alignés au régime général par la réforme de la loi PLM de 2025 (comme Lyon depuis 2020).
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●Élections municipales, composition du sénat et collecte des signatures pour la présentation des candidats à l’élection  présidentielle de 2027.
Les élections sénatoriales françaises ont lieu en septembre 2026, les conseillers municipaux constituant 90% à 95% du collège électoral.
Les maires constituent 70% des parrainages recueillis par les candidats à l’élection présidentielle nécessaires pour se présenter et 34% des maires participent à parrainer.
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2)Quelles ambitions de LFI aux élections municipales de 2026 ?
●Aux élections municipales de 2020, LFI ne présentait qu’un maximum de 50 listes autonomes tout en participant au premier tour à près de 500 listes d’union de la gauche ou citoyennes et était présente au second tour dans 200 listes d’union de la gauche (stratégie dite de l’enjambement). Là où LFI était présente et absente, son électorat propre (et ses militants)  supportaient les listes municipales de toutes les gauches.
Suite aux élections municipales de 2022, LFI a obtenu 2000 conseillers municipaux dont 3 maires.
En 2022, le PS a 10000 conseillers municipaux dont 1200 maires (pour   40000 adhérents en ordre de cotisation), le PCF a 6700 conseillers municipaux dont 661 maires, et Les  Écologistes ont 3000 conseillers municipaux et maires.
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●Aux élections municipales de 2026, LFI (qui fête ses 10 ans) se présente sur  504 listes municipales. Selon un courant de base du PCF, 102 alliances ont été conclues entre LFI et le PCF (certaines en union de toute la gauche, certaines sans le PS), le PS, s’il est présent, s’y comportant comme un partenaire. LFI se présente seul dans 234 villes de plus de 10000 habitants, c’est à dire, dans les 36 villes de plus de 100000 habitants, dans 49 des 89 villes entre 50000 et 100000 habitants, dans 103 des 344 villes entre 20000 et 50000 habitants et dans 42 des 543 villes entre 10000 et 20000 habitants, ce dernier niveau municipal concentrant par ailleurs 55% de listes d’intérêt municipal sans étiquette, la présence des listes politiques étant plus marquée dans les villes approchant le seuil de 20000 habitants.
LFI et le PS sont associés dans 69  listes (dernier décompte du Parisien), tirées, en ordre d’importance,  par des têtes de listes PS, LFI, PC, Écologistes ou Indépendants de gauche, par ailleurs sans répartition hégémonique d’un des 5 courants, le PS déclarant ce mercredi 11 mars 2026 que “ces listes n’ont pas été approuvées centralement par le PS”.
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●LFI a préparé soigneusement sa présentation électorale municipale de 2026. Un livre, “Pour un nouveau communalisme. Les communes au cœur de la révolution citoyenne”, s’inspirant (sans le  dupliquer) de Murray Brochkin, théoricien américain libertaire, réaffirme le fait communal contre les politiques de métropolisation et d’intercommunalité.  Une boîte à outils programmatique reprend les propositions de LFI pour les municipales, dont celles mises en avant dans ses programmes municipaux telles la gratuité des repas scolaires pour les enfants du maternel et du fondamental (dont ce sont les communes qui peuvent assurer le repas du matin et de midi, LFI demandant également 100% de bio pour 50% légalement prévus,  pour soutenir la filière agricole bio, et l’exclusion des produits provenant des accords de libre-échange).
Il y a parité des têtes de listes au niveau national et mises en évidence de personnalités racisées.
20 députés LFI sont têtes de listes municipales (selon Politico).
Depuis 2024, en 2024 et en 2025, des campagnes régulières et actives pour l’inscription correcte sur les listes électorales dans la perspective des municipales de 2026
(campagnes de porte à porte dans des quartiers ciblés en 2024 et en 2025 sur le thème “On s’inscrit, on vote”, 14000 électeurs à Toulouse; caravanes de voitures dans les quartiers populaires à l’été 2025, notamment à Bordeaux, pour inviter les gens à s’inscrire ou à vérifier leur inscription sur les listes électorales;  mise en ligne d’un site dédié – je vote donc ils dégagent -destiné à faciliter les inscriptions sur les listes électorales, son électorat étant particulièrement concerné par la mal-inscription; diffusion de tutoriels et de rappels sur les réseaux sociaux pour diffuser les modalités de réinscription en cas de changement d’adresse).
Tout cela est par ailleurs connu, du monde politique, quels que soient les partis, des journalistes et des observateurs politiques professionnels.
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●Si les ambitions affichées de LFI restent modestes, soit conquérir 3 municipalités supplémentaires (Roubaix, Creil, La Courneuve) et s’inscrire dans un nombre suffisant de conseils municipaux, les sondages, là où ils existent, et les retours de campagnes électorales (que ce soir à gauche ou à l’extrême-droite où Marine Le Pen et Jordan Bardella refusent de se retirer à droite pour faire barrage à une poussée de LFI),  sous toutes réserves, indiquent que LFI ferait “la course en tête à gauche” dans plusieurs municipalités secondaires (villes de banlieues et en Île de France) et dépasserait les 10% au premier tour dans de nombreuses municipalités où LFI se présente.
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●La présence solitaire du vilain canard des gauches françaises ne peut donc que “déranger les autres gauches” habituées qu’elles étaient de figurer aux municipales sans lui tout en bénéficiant de l’appui de son électorat propre et de ses militants.
La présence de LFI aux municipales est donc et une manière de LFI de s’implanter durablement  dans le paysage municipal (notamment pour l’après Mélenchon) et également une mesure, là où LFI se présente localement,  de son électorat propre et fidèle et de la divergence avec son électorat large (celui qui vote pour  Mélenchon à la présidentielle dès le premier tour).
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●Qui considérerait que, d’un point de vue démocratique, une telle volonté de LFI serait illégitime ?
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3)Ceux qui jouent aux municipales leur avenir politique à la présidentielles, ce dont on parle finalement assez peu. 
●Amand -les-Eaux et Fabien Roussel, secrétaire général du PCF. Il se présente à sa reconduction de maire (il l’était depuis un an suite au retrait en sa faveur d’Alain Bocquet, PCF, maire depuis près de 30 ans et député de la circonscription pendant pres de 39 ans) sur une liste d’intérêt municipal et affronte uniquement deux candidats, le premier est l’ancien premier adjoint communiste d’Alain Bocquet, qui a claqué la porte il y a un an et conduit une liste également d’intérêt municipal, et le second est le député RN de la circonscription, qui a gagné la circonscription au 2eme tout en 2024 avec 50,36 % des votes exprimés (abstention de 35%),  Fabien Roussel etant éliminé au premier tour mais s’etant classe second dans sa commune de Saint Amand-les-Eaux.
En cas d’échec municipal, Fabien Roussel peinerait à convaincre, notamment à l’intérieur du PCF, de sa candidature ( qu’il ne soumettra pas à la  Primaire de la Gauche où le PCF ne participe pas) à l’élection présidentielle de 2027 (candidature qu’il prépare activement depuis plusieurs mois, diverses rencontres ayant eu lieu avec des associations ou de potentiels soutiens non communistes).
En 2022, Jean-Luc Mélenchon n’avait pu accéder au second tour de la présidentielle, lui manquait un nombre de voix plus faible que ce que le candidat du PCF, Fabien Roussel, avait réalisé au premier tour. Il n’y a pas de sondage public pour les élections municipales à Saint Amand-les-Eaux. ll n’y en a jamais eu.
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●Le Havre et Edouard Philippe, Horizons. Le Havre, la plus grande ville de France dirigée jadis par le Parti Communiste, qu’il a perdu (Union de la gauche PCF-PS) de 770 voix en 1995 face à l’Union des droites (RPR-UDF), dans une triangulaire avec le FN (10,4%). L’ancien premier ministre de Macron, candidat à l’élection présidentielle de 2027, est candidat du centre droit et de la droite (hors RN), à sa reconduction comme maire du Havre et a déjà annoncé qu’en cas de défaite municipale au Havre, cela hypothèquerait sa crédibilité à se présenter comme candidat à la présidentielle. Il est annoncé par les sondages publics “à égalité” au premier tour avec Jean-Paul Lecocq (communiste et candidat des gauches, PCF, PS, Les Écologistes, Place Publique, L’après et L’Engagement, donc sauf LFI) et perdant au 2eme tour devant Jean-Paul Lecocq en cas de triangulaire avec le RN (LFI ayant annoncé “tout faire au second tour pour battre Edouard Philippe”).
Au Havre, se présente également  2 listes citoyennes, l’une plutôt de gauche, l’autre se declarant ni de gauche ni de droite. Au Havre, le PS s’est affaibli depuis le début des années 2000 et  constitue un partenaire minoritaire mais important de l’alliance des gauches hors LFI.
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●Toulouse, la ville de Caroline Delga, PS (qui n’est pas candidate) et qui est avec François Hollande le coeur de la ligne du PS, ceux qui veulent éviter qu’à l’occasion des élections municipales LFI “conforte une position hégémonique à gauche” (ce sont les mots de Caroline Delga), eux mêmes ne souhaitant pas, bien entendu, que le néohollandisme qu’ils représentent conforte “une position hégémonique au PS” et ainsi “sur toutes les gauches”. Ils  mettent en avant et ont obtenu du PS “Pas d’alliance avec LFI” (y compris au second tour). Elle est présidente de la Région Occitanie et préparerait “sa” candidature (très confidentielle et discrète actuellement) du PS pour la présidentielle de 2027. A Toulouse, “sa”  liste PS et alliés (où le PS est dominant) aurait, selon les sondages publics, 30%, le PS ne pouvant seul, sans LFI (crédité de 23%), reconquérir  Toulouse, “sa” ville,  de gauche, détenue par le centre droit (crédité par les sondages de 33 %) depuis plusieurs mandatures (le RN étant crédité de 7%). Ce n’est qu’en cas d’alliance “de toutes les gauches y compris LFI” que Toulouse retombera “à gauche”. Toulouse “de Caroline Delga” vaut-elle une messe avec Mélenchon et LFI ?
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●Marine Tondelier, Les Écologistes et les 10 villes conquises en lead en 2020 (Lyon, Bordeaux, Grenoble, Strasbourg, Poitiers, Tours, Annecy, Besancon, Colombes et Nancy, Marseille, en alliance des gauches avec présence écologiste importante sans lead), qui est candidate déclarée en 2026 à la Primaire de la Gauche pour la présidentielle 2027, et qui devrait passer un printemps et un été difficiles selon l’ampleur des villes perdues par Les Écologistes (Lyon, fort probablement, si les sondages se concrétisent, devant la force annoncée de la liste de droite et du centre droit, où l’alliance des “gauches sans LFI” perdrait le poste de maire, la municipalité et plusieurs mairies d’arrondissement sur les sept qu’elle détient sur huit et où les sondages ne montrent par ailleurs aucun recul de LFI suite à la mort du militant d’extreme-droite radicale et identitaire Quentin Deranque, LFI par ailleurs légèrement au dessus du seuil de 10% nécessaire pour se maintenir au second tour) et l’ampleur des villes maintenues où Les Écologistes apparaitront en position rétrogradée de voix et de conseillers (Strasbourg, Lille, Annecy). Marine Tondelier s’est prononcée “pour des alliances avec LFI au second tour selon les situations locales”.
Marine Tondelier choisira-t-elle des alliances avec LFI
(contre la ligne du PS) à Bordeaux (où la liste “d’union des gauches sans LFI”, pilotée par Les Écologistes, est opposée à une liste de centre droit et de droite, en présence d’une liste LFI, d’une liste citoyenne de centre droit et du RN. En cas de fusion des deux listes de centre droit, les “gauches” ne peuvent conserver Bordeaux, ville de centre droit et de droite tombée à gauche en 2020, qu’en alliance avec LFI) ou à Lille (où une alliance Ecolo-LFI peut arriver en majorité relative au second tour nettement devant le PS et donner le mayorat de Lille aux Écologistes, mayorat qu’ils ont raté de 220 voix en 2020 contre le PS) ou à Strasbourg (où une liste commune Ecologistes-LFI conserve au second tour la capacité, vu le nombre de petites listes et l’absence de réserves de voix de la droite et du centre droit, à concurrencer la liste PS de la revenante “sociale-libérale” Catherine Trautman).
Lille, Strasbourg et Bordeaux valent- elles une messe de Marine Tondelier (sans le PS) avec Mélenchon et LFI ?
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4)Pourquoi l’heure de vérité est arrivée pour le courant néohollandiste du PS (pour Raphaël Glucksman ainsi que pour la Primaire de la Gauche).
●Ainsi, le courant néohollandiste du PS (qui se refuse à faire le bilan du hollandisme et à développer un projet novateur et qui, par ailleurs, jalouse la popularité sondagière de Raphaël Glucksman, Hollande plafonnant à 4,5 % comme candidat putatif à la présidentielle, beaucoup, dont Caroline Delga, se voyant à la place sondagière de Raphael Glucksman) a obtenu “Pas d’alliance avec LFI”, y compris au second tour. Le PS demande donc le désistement de la seconde liste de gauche au profit de la première (sans fusion de liste ni intégration de candidats ni d’éléments de programme, contrairement à la tradition des gauches depuis 1962), au profit du PS bien évidemment. Petite astuce : dans un tel désistement, la liste première bénéficierait au second tour d’un apport de voix de la liste seconde et de l’entièreté de la prime de majorité. Une proposition qui concernerait LFI (à Toulouse, à Rennes, à Brest, à Rouen, à Nantes, à Marseille, à Paris,  ….) mais vaudrait (?)  également pour Les Écologistes (à Lille, à Strasbourg, peut être à Douai,  peut être à Lorient,  ….) et le PC.(?), dans les rares cas où ce dernier, seul ou en alliances mais en lead, est concurrent ou opposé à des listes PS quelles que soient leurs dénominations (à Seint-Denis, où une liste PCF-LFI, dirigée par le PCF, veut reprendre la mairie au maire PS).
Selon les déclarations de Patrick Kanner, chef de groupe socialiste et républicain au Sénat, longtemps figure centrale dans le département du Nord, qui a récemment pris position pour une absence d’alliance stratégique avec LFI, Olivier Faure, premier secrétaire (au plafond de 5,5% comme candidat putatif à la présidentielle), aurait été mis en minorité, ce que ce dernier conteste.
La proposition du PS n’apporte rien au PS dans toutes les municipalités où une liste dominée par le PS roule, selon les sondages, en tête sans risque au premier tour et remporterait à la majorité relative sans risque, selon les sondages, une quadrangulaire de second tour (PS, LFI, Droites, RN) ou une triangulaire de second tour (PS, Droites , RN qui se maintiendra partout où il dépasse 10%, LFI ne présentant pas au second tour car ne franchissant pas le seuil de 10%) et avec cette victoire relative, la prime de majorité de 50% des conseillers.
En procédant autoritairement par cette proposition, le PS et sa tendance néohollandiste ne viennent-ils pas d’imploser ce qui reste de la Primaire de la Gauche (à laquelle les néohollandistes n’ont jamais crû) ?
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●Raphael Glucksman (qui ne se présentera pas à la Primaire de la Gauche) et son mouvement Place Publique (qui déclare fin 2025  regrouper quelques 400 conseillers municipaux, cantonaux, départementaux et autres mandataires politiques, et annonce se structurer en agoras locales pour les élections municipales, et avoue 10000 membres) a, fin 2025 et ensuite en mars 2026, également pris et réaffirmé sa position “Pas d’alliance avec LFI”, répétant l’exclusion de ses membres qui suivraient une ligne contraire. Nos patientes recherches sur l’activité opérationnelle locale effective de Place Publique  nous a permis d’identifier sa présence dans des listes municipales, avec d’autres, le plus souvent sous domination du PS, parfois du PCF,  aucune liste propre ou que conduirait Place Publique, et des listes locales où cohabitent, horresco refferens, Place Publique et LFI, pas seules, probablement des alliances tactiques temporaires, comme une longue cuillère avec le diable.
Dans le cadre des élections municipales, Raphael Glucksman a entamé une tournée pour soutenir certains candidats (à Lavaur, Perpignan, à Grenoble et plusieurs étapes de soutien local en Occitanie, avec Caroline Delga) “pour ancrer son mouvement comme force centrale de la gauche capable de contrer l’extrême-droite sans avoir besoin de l’Union de la gauche traditionnelle telle le NFP”.
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●En ce qui concerne LFI, Jean-Luc Melenchon (LFI aussi ne participe pas à la Primaire de la Gauche) a rendu publique la ligne de LFI lors du meeting de LFI à Marseille samedi 7 mars 2026, reconfirmée dans un communiqué de presse du mardi 10 mars 2026 (qui répond aux invitations faites par le PS aux Insoumis à se désolidariser de Jean-Luc Mélenchon).
LFI propose un report technique partout où il y a risque de droite ou d’extrême-droite, cette fusion technique se faisant entre toutes les listes de gauches ayant dépassé 10%, les listes de second tour intégrant une proportion de représentants en proportion des résultats du premier tour mais sans participation de LFI à la majorité.
Petite subtilité : dans le cas d’une telle fusion technique, en cas de victoire même relative au second tour, la liste fusionnée remporte la prime de majorité à se repartir entre ses différentes composantes.
La proposition de LFI  excluerait, sous toutes réserves notamment des résultats du premier tour, de l’effet de ce premier principe, des villes où il n’y a ni risques de droite ni d’extrême-droite, certainement Rennes, probablement Rouen, également Tours, Lille, Strasbourg et Poitiers (dans ces 3 dernières, il y a lutte à gauche entre PS et Ecologistes, LFI en troisième larron de gauche), notamment,  mais pourrait concerner Lyon, Marseille, peut être Bordeaux, peut être Paris, peut être Brest, certainement Le Havre, peut être Nantes, peut être Lorient, certainement Caen (quatre listes de gauche, une des  gauches hors LFI sous direction Ecologistes, LFI, une de centre gauche, une de gauche associative, contre une liste  sortante du centre droit et des droites), notamment.
LFI refuse également des négociations au cas par cas, “LFI n’étant pas une addition de baronnies “selon le communiqué de LFI.
Retour donc “d’un NFP municipaliste”, négocié centralement pour battre les risques de droite ou d’extrême-droite.
LFI invite déjà les têtes de listes  écologistes, communistes, et citoyennes à entamer des négociations.
Ce qui, par exemple,  de l’effet de ce second principe, excluerait toute discussion actuelle à Paris, Toulouse et Marseille, où sont présentes des têtes de listes PS ou proches “dans des listes des gauches unies sauf LFI”, mais en autoriserait à Bordeaux, Nîmes, Le Havre, Caen, Grenoble, Besançon et Lyon.
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●Nous voilà donc, si je ne me trompe, dans une situation rare aux échecs, celle d’un pat réciproque, où plus aucun des deux adversaires, PS et LFI, ne peut bouger (en langage technique des échecs, on dit “d’un mouvement légal”)sur le damier, l’un par rapport à l’autre et l’autre par rapport à l’un, LFI avançant ses ouvertures sur deux autres damiers, celui des listes sous direction du PC (Le Havre et Nîmes) et sous direction Ecologistes (Bordeaux, Caen, Grenoble, Besançon et Lyon).
“Une rupture consommée entre PS et LFI …. au moins jusqu’au second tour ?” relevait un des commentateurs de la chaîne Public Sénat.
Au travers du mano-mano à distance entre d’un côté Hollande-Glucksman et de l’autre Mélenchon, l’initiative du PS conduirait à une implosion programmée de la Primaire de la Gauche, pour faire émerger, du côté PS, un candidat néohollandiste “du PS” pour l’élection présidentielle ?
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5)Sur le décès de Quentin Deranque à Lyon et son instrumentalisation.
■De Belgique, sur les faits tel que connus ce 12 mars 2026 et tels qu’ils nous apparaissent et sur ce qui nous semble une appréhension limitée à une partie des faits de l’instruction judiciaire pénale.
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●Quentin Deranque, 23 ans (aux convictions  néofascistes, identitaires, racistes et antisémites, comme le révèle l’enquête de Médiapart de ce 12 mars) était présent le 12 février au sein d’un groupe néofasciste (qui aurait été constitué pour assurer la protection, placé à bonne distance, de membres du groupe fémonationaliste Némesis qui menaient une action de protestation devant Sciences Po Lyon, où se tenait une réunion privée sur inscription, cecquinautorisexla vérification préalable, groupe de protection qui n’a pas eu à intervenir) et s’est retrouvé au premier rang dans une confrontation initiée plus tard et à un autre endroit par les membres de ce groupe néofasciste.(le Canard Enchaîné sur base des vidéos parle de guet apen), par ailleurs certains des membres de ce groupe faciste armés (torche inflammable, barres de fer, gazeuse, gants coqués, parapluie et casques, dont un casque a servi à frapper), ce groupe  légèrement supérieur en nombre (16), contre les membres d’un groupe antifasciste (13), par ailleurs non armés (ces éléments étant visualisés des différentes vidéos dévoilées par ContreAttaque, l’Humanité,  le Canard Enchaîné et le Progrès de Lyon).
Lors de cet affrontement, les antifascistes n’étaient pas 40 comme affirmé par un des membres du groupe fasciste et identitaire interviewé sur une chaîne TV d’extrême-droite et dont la vidéo est disponible sur You Tube, mais  près trois fois moins.
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●S’agissait-il d’un traquenard intentionnel, le groupe Némesis étant connu pour monter des opérations (style coller des autocollants ou des affiches en soirée) où des membres de ce groupe servent pour attirer des antifascistes qu’il est prévu de faire agresser par un groupe de militants fascistes “en embuscade” (comme l’a montré l’Humanité au départ d’éléments d’une boucle Télégram entre des membres de Nemesis et des militants fascistes et identitaires, tactique par ailleurs confirmée à l’Humanité par des sources anonymisées de ce milieu d’extrême-droite radicale et identitaire et qui paraissent en désaccord avec une telle tactique, l’une d’entre elles précisant qu’un incident tel que celui arrivé le 12 février 2026 était inévitable).
Dans l’état actuel, aucun juge d’instruction n’est désigné par le parquet de Lyon pour investiger ces aspects, sur toutes les circonstances, matérielles et intentionnelles dans le chef “du milieu fasciste et identitaire”, qui ont précédé et déclenché les incidents (entre fascistes et antifascistes) du 12 février 2026, et sur les conséquences en matière d’incrimination pénale, si notamment ce traquenard et son montage étaient confirmés par les éléments mis en évidence par une instruction judiciaire.
Et il y aurait matière à incriminations pénales.
Notamment pour port d’armes par destination et usage, dans le chef de certains membres du groupe fasciste et identitaire, circonstances aggravantes lors de poursuites pénales,  selon la jurisprudence française.
Des signalements ont été effectués par la préfecture du Rhône à la justice pour des saluts nazis et propos racistes lors de la manifestation dite d’hommage du 21 février, lesquels ont donné lieu à l’ouverture d’au moins deux instructions judiciaires.
Le parquet de Lyon est observé avec soin et attention. Comme on pouvait le comprendre d’une déclaration du Procureur de Lyon répondant à une question d’une journaliste lors de sa conférence de presse du 16 février 2026 où il précisait  que la clarté serait faite également quant aux éléments avant les incidents et sur tous les éléments des incidents, on doit constater que la saisine des 3 juges d’instruction ne reprend rien en la matière et leur interdit donc d’enquêter sur tous ces aspects. On attend donc avec intérêt l’élargissement de  cette saisine notamment quant aux éléments factualisés mis en évidence en ce qui concerne “le groupe fasciste sur les lieux et le milieu identitaire” par les enquêtes et vidéos rendues publiques depuis la conférence de presse de presse du 16 février 2026.
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●Lors des incidents du 12 février, Quentin Deranque s’est, selon les vidéos, retrouvé isolé au sol (l’essentiel du groupe fasciste s’étant retiré sauf trois personnes, dont deux ont pu ensuite s’écarter) et a été frappé à la tête par trois personnes du groupe antifasciste, lequel s’est ensuite éloigné. Une vidéo montre ensuite Quentin Deranque debout avec un de ses amis (revenu) entouré de plusieurs personnes, notamment des voisins et passants Un contact est pris par une dame présente avec les secours, celle-ci indiquant “Ils envoient quelqu’un mais ils ne se téléportent pas, ils viendront quand ils pourront”. La discussion porte ensuite sur le fait de se rendre à l’hôpital pour des soins. Dans la discussion captée à ce sujet, des voix masculines écartent l’idée d’aller à l’hôpital mais plutôt de quitter les lieux, précisant  “Non. Mais ce sont des trucs qu’ils assument. Ils sont là pour ça.” et  “Il y a deux groupes qui se sont battus. C’était une bagarre organisée, d’accord”.
Un ami de Quentin intervient pour dire que “Ce serait mieux qu’il aille à l’hôpital mais s’il ne veut pas avoir d’ennui avec la police, il ne faut pas y aller”.
Après avoir marché 1h40 pendant environ deux kilomètres dans le but de se rendre à son domicile, son état se dégrade et c’est un passant croisant Quentin Deranque qui appelle les secours.
Quentin Deranque décéde à l’hôpital de Lyon le 14 février 2026, où il est entré dans le coma.
Selon les déclarations du Parquet de Lyon, une intervention plus rapide des services de secours n’aurait pas permis de sauver Quentin Deranque.
Mais que pense le parquet de Lyon de cette non assistance à personne en danger, établie ?
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●Pour ce qui concerne les coups portés à Quentin Deranque et leurs conséquences, le parquet de Lyon a désigné trois juges d’instruction uniquement pour instruction d’homicide, l’instruction se poursuivant avec la cosaisine de la Sous Direction AntiTerroriste pour les trois dernières interpellations.
Huit personnes ont été placées en détention provisoire des faits d’homicide volontaire, violences aggravées et association de malfaiteurs (6+2) et une, d’abord mise en liberté conditionnelle puis placée en détention provisoire, de complicité de meurtre par instigation. Quatre personnes sont soupçonnées de recel mais ont été relâchées.
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■Sur la brutalisation du débat contre Jean-Luc Mélenchon, LFI et l’antifascisme.
●Nous ne pouvons que constater la brutalisation du débat au départ des fake news de l’extrême-droite radicale identitaire, présentant Quentin Deranque comme un gentil garçon pacifique, soucieux des autres, le groupe auquel il participait ayant été agressé par un groupe antifasciste plus nombreux, cette thèse étant prise pour argent comptant, tous ces éléments étant démentis un par un de manière suffisante  par les enquêtes journalistiques factualisées, toutes vidéos et enquêtes révélées par divers organes de presse après la mise en branle de cette brutalisation et de cette chasse aux fausses sorcières.
Doit-on considérer que Messieurs Macron, Glucksman, Ruffin, notamment, et plusieurs journaux (dont TF1) auraient menti en reprenant pendant plusieurs jours le narratif construit par l’extrême-droite ?
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■Quentin Deranque est mort. Frappé une personne à terre à la tête plusieurs fois sont des gestes moralement et  éthiquement  inqualifiables, fusse-t- il un fasciste.
En matière de coups ayant entraîné la mort, il en est d’autres moralement et éthiquement inqualifiables comme le montre la lecture de vos faits divers, notamment quant les victimes n’avaient aucune volonté d’affrontement et de violences.
LFI et Jean Luc Mélenchon se sont clairement exprimés sur ces faits, contre la  violence.
Il faut par ailleurs bien constater que les membres du groupe fasciste avaient volonté établie d’affrontement et de violence.
Vu de Belgique, certes à distance, nous nous interrogeons, comme chroniqueur, quant aux réactions si la personne au sol, frappée trois fois à la tête et décédée ultérieurement, avait été un jeune antifasciste.
Permettez-moi, et c’est mon opinion, en présence d’un règne qui se termine (celui du macronisme jupitérien) et d’un régime politique qui prend l’eau dans plusieurs de ses partis, de douter qu’elles eussent pris, dans une partie de la classe politique et médiatique, les mêmes intensités et les mêmes émotions visibilisées, que tant d’interviews se soient transformées en interrogatoires et tant de débats en procès.
En diabolisant LFI, “on” (Messieurs Macron et Hollande, également cette droite en perdition dont certains de ses membres se jetent dans les bras du RN, fusse dans les alcôves) ouvre ainsi un corridor de respectabilité au Rassemblement National.
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 II. Nos articles A LIRE,  en accès libre. 
1)Sur les 682 listes citoyennes et participatives contre le RN, sur le PS et sur LFI.
●”Municipales 2026 ” 405 listes RN contre 682 listes citoyennes et participatives, un raz-de-marée démocratique !”, Laurie Debove, 4 mars 2026, La Relève et la Peste.
●”Municipales 2026 : la conversion communale de la France Insoumise”, Rémi Lefebvre, date, Métropolitiques
●”Le PS et les élections communales de 2026″, Pierre-Nicolas Beaudot et Rémi Lefebvre, 3 mars 2026, La Vie des Idees.
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2)Sur l’extrême-droite et les municipales.
●”Les municipales,  l’épreuve du feu pour Politicae, l’école des maires financée par Pierre-Edouard Sterin”, Alexandre Berteau, 6 mars,2026.
●”Les alliances brunes du jour, la droite avec le RN”, Pablo-Pillaud Vivien, 6 mars 2026,
Regards.
●”Les 10 mensonges de Sarah Knafo”, Sophie Kloetzli et Thibaut Schepman, 13 février 2026, Bon Pote.
●”Carte. Découvrez les 150 brebis galeuses du RN”, 5 mars 2026.
●250 “brebis galeuses” : Bon Pote a listé les candidats problématiques des municipales 2026″, Thomas Wagner, 12 mars 2026, Bon Pote.
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3)Sur le bilan de municipalités en place.
●”Espoirs et défis d’un changement écologiste à Lyon”, Stéphane Cadiou, 2 mars 2026, Métropolitiques. https://metropolitiques.eu/Espoirs-et-defis-d-un-changement-ecologiste-a-Lyon.html
●”De quoi la politique municipale RN de Perpignan est-elle le nom ?”, David Gibaud, 19 janvier 2026, Métropolitiques. https://metropolitiques.eu/De-quoi-la-politique-municipale-RN-de-Perpignan-est-elle-le-nom.html
●”Démocratie participative a Strasbourg, la maire a essaye sans vraiment convaincre”, Eva Chibane, 2 mars 2026, Reporterre.net.
●”Moins de voitures, plus de vélos et de trams, le pari réussi des Écologistes à Tours”, Eva Giandomenico, 12 mars 2026, Reporterre.net.
●”L’héritage contrasté d’Eric Piolle dans les quartiers populaires de Grenoble”, Martin Delacoux, 12 mars 2026, Reporterre.net.
●”Sous la gauche, Paris, est devenue plus vert … et plus cher”, Jérôme Latta, 3 mars 2026, Alternatives Économiques.
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4) Sur quelques aspects  démocratiques de la vie municipale en France.
●”Les Français ne se détournent pas de la démocratie, ils en veulent davantage”, Frédéric Gonthier, Sciences Po Grenoble, 28 janvier 2026, The Conversation.
●”Démocratie participative, communalisme ..  Comment relancer la participation citoyenne ?”, Catherine Marin, 11 mars 2026, Reporterre.net.
●”La corruption des élus municipaux, une spécialité française”, Bertrand Venard, 25 fevrier 2026, Audencia,The Conversation.
●”Municipales : quand le pouvoir se déplace vers les métropoles en échappant aux citoyens”, Tommaso Germain, Sciences Po, 7 mars 2026, The Conversation.
●”Ces maires qui ont tenté de restreindre le droit de grève (en vain)”, Guillaume Bernard, 10 mars 2026, Basta Mag.
●”Projet de loi polices municipales, blanc seing  pour la technopolice municipale”, La Quadrature du Net, 6 mars 2026.
●”Attitudes racistes et ancrage du vote Rassemblement National”, David Gouard, 18 décembre 2025, Metropolitiques.
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5)Sur quelques enjeux des municipales.
●”Municipales,2026 : comprendre la, gratuité des transports en commun”, Félicien Boiron, Université Lumiere Lyon, 23 février 2026,The Conversation.
●”Municipales 2026 : pourquoi parle-t-on autant de propreté”, Maxence Mautray, 18 février 2026, Université de Bordeaux, The Conversation.
●”Polices municipales: des effectif en hausse …sans effet évident sur la délinquance”, Adrien Mével, Université de Rennes, 2 mars 2026, The Conversation.
●”Immigration : un poids ou un atout pour les finances communales  “, Nur Bilge, Université de Lille, 10 mars 2026, The Conversation.
●”La santé, un enjeu incontournable des prochaines élections municipales”, Laurent Chambaud, EHESP, 14 février 2026.
●”Ehpad, les méfaits de la décentralisation”, Christophe Prudhomme, 2 mars 2026.

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Victor Serge,
chroniqueur POUR Press,
12 mars 2026.